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Culture Théâtre

[Théâtre] Une histoire d’amour

Katia et Justine tombent amoureuses, un amour de conte de fée. Justine veut un enfant. Katia, trop souvent blessée par la vie, finit par accepter qu’elles tentent toutes les deux une insémination artificielle. Katia tombe enceinte, mais quelques jours avant la naissance de leur enfant, Justine disparaît… Douze ans plus tard, Katia va mourir. Elle va devoir trouver un tuteur pour sa fille, Jeanne. Sa seule option : son frère, William, écrivain cynique, qu’elle n’a pas vu depuis 5 ans.

Le touche-à-tout, Alexis Michalik (acteur, metteur en scène, écrivain) traite dans cette pièce de nombreux thèmes perpétuels ou d’époque : l’amour, l’infidélité, l’homosexualité féminine (plus à la mode que la masculine), l’insémination artificielle, la maladie, l’addiction, l’adoption et l’abandon ….
On s’aime, on quitte, on fait du mal.

L’auteur a voulu donner une dynamique particulière à ce mélodrame qui se déroule sur 15 ans, sans temps mort, les changements de décor et de vêtements sont assurés par les comédiens eux-mêmes, les répliques fusent, la langue est moderne, de tous les jours, tendance « djeuns ». La musique comme une bande-son contribue à rythmer le spectacle. Les rebondissements se succèdent durant 1 heure et demie, au fil des tableaux… comme au cinéma, en quelque sorte. Mais nous sommes au théâtre, au milieu d’une salle comble car Alexis Michalik est un auteur à succès.

Dans sa note d’intention distribuée au début du spectacle il annonce : « Ces personnages….vivent douloureusement et vivent fort. Nous allons rire de leur détresse, nous allons pleurer avec eux. ». Et de fait, certains spectateurs rient et d’autres pleurent devant les situations dramatiques qui se déroulent sur scène, mais pas en même temps… au décalage voulu par l’auteur entre le rire et les larmes, s’ajoute un décalage (involontaire ?) dans les réactions du public. On peut éprouver un certain malaise lorsque les mots de cancer et métastases sont prononcés et que la spectatrice du fauteuil d’à côté s’esclaffe…ce qui nous rappelle la gêne ressentie lorsque nous avons assisté à la pièce Momo

Sur un mode faussement léger de traiter de sujets graves, c’est une représentation assez réaliste de la société actuelle et de ses travers, notamment l’égoïsme. Elle est adoucie par la rencontre finale de l’oncle et de sa nièce qui laisse une note d’espoir.

12 Comment

  1. Bonsoir les Matching,
    Je ne sais pas si ce spectacle me plairait..Rire malgré soi et créer un sentiment de malaise..Gloups!
    Ceci dit, cela veut dire que l’effet attendu est atteint..
    Bonne soirée!

    1. Nous n’avons pas ri, souri parfois. Nous ne comprenons pas toujours l’hilarité du public des théâtres. Hilarité qui, souvent, se déclenche dès les premières répliques.
      Bonne soirée à vous aussi.

  2. Je connais Alexis Michalik par le biais de l’écriture. J’ai beaucoup aimé. par contre je n’ai toujours pas vu de pièce de théâtre de cet auteur contrairement à mes enfants. J’espère un jour pouvoir le faire.

    1. Nous avons lu « Loin ». Là aussi pléthore de personnages, de lieux, d’époques. Michalik ne fait pas dans la sobriété.
      Même si les thèmes sont nombreux, la pièce ne dure qu’1h30 😉

  3. Bonsoir les filles,
    Beaucoup de sujets très actuels mais également très graves dans cette pièce. Je pense que je préférerais suivre l’évolution de ces personnages au fil des pages d’un roman plutôt qu’au théâtre, par pudeur peut-être… Bonne soirée.

    1. Ou au cinéma aussi… le public du cinéma est moins expansif que celui du théâtre.
      Bonne journée.

    1. Nous n’allons pas souvent au théâtre, un peu par paresse, à vrai dire…et comme vous dites, il faut suivre l’actualité et bien choisir la pièce.

  4. Hello,
    ça m’a l’air d’être pièce forte en émotion.
    Il m’est déjà arrivé au théâtre d’être surprise par les réactions du public dont le rire n’était pas spécialement approprié. C’est assez surprenant comme les gens peuvent réagir vivement dans les émotions.
    Merci pour ce retour
    Belle semaine

    1. Les réactions spontanées, nous les comprenons. Ce qui nous met mal à l’aise sont les rires déplacés. Le décalage devient gênant.
      Une belle semaine à vous aussi

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