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PARIS EXPOS 1

Comment ne pas profiter des expositions proposées cet automne à Paris ?

Notre décision avait été prise avant la cinquième vague et nous avons retrouvé un Paris que nous pensions désormais libéré de la crainte de la pandémie. Une embellie en quelque sorte pour les touristes provinciales que nous sommes, mais un Paris, hélas, de plus en plus chaotique et embouteillé.

Nous pensions trouver la sérénité dans les musées. Il faut d’abord pouvoir y entrer ! Un billet prépayé ne dispense pas de faire la queue. Pourtant le temps n’a pas manqué pour organiser (dans le calme pendant les confinements) la réouverture avec contrôle du pass sanitaire et des sacs.

La palme de la queue (1 heure à l’extérieur) et de la distanciation sociale (voir photo) revient à la pourtant magnifique Collection Morozov à la Fondation Vuitton !

La Fondation n’a toujours pas amélioré son réseau Wifi ni son application, laborieusement téléchargeable malgré les efforts d’un gentil préposé à l’accueil, et dont le contenu est censé remplacer les audioguides en nombre insuffisant.

Les oeuvres présentées récompensent cette entrée en matière décourageante.

Ceux qui ont eu la chance de voir la Collection Chtchoukine en 2016-2017 (déjà!) retrouveront la même richesse de chefs d’oeuvre d’art impressionniste et moderne achetés par les frères Morozov, riches marchands de textiles russes. De 1890 à 1917, avec le conseil des principaux marchands d’art parisiens, ils ont constitué une collection de peintures, sculptures et ensembles décoratifs d’artistes français ou travaillant en France ainsi que des œuvres d’art contemporain russe.

En parcourant les immenses salles de la fondation, nous avons pu admirer

des Renoir :

Portrait de Mademoiselle Jeanne Samary

La Grenouillère

Sous la tonnelle du Moulin de la Galette

Picasso : Les deux saltimbanques, Arlequin et sa compagne.

Gauguin

Café à Arles

La femme au fruit. Tahiti

Une marine de Van Gogh : La mer aux Saintes-Maries

Une salle consacrée à Bonnard avec un magnifique triptyque sur la Méditerranée.

Un autre triptyque, de Matisse celui-ci, inspiré par le Maroc.

Encore Matisse : Nature morte à la Danse

Toujours la Méditerranée : Le séchage des voiles à Collioure de Derain.

Et bien sûr, le Maître, Cézanne.

Une nature morte

et la Sainte-Victoire, conservée au Musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg, qui figurait sur l’affiche de l’exposition Cézanne d’Aix-en-Provence en 1990

Ces photos ne sont bien sûr pas exhaustives. La Collection compte 200 chefs d’oeuvre, le temps de visite est à la mesure de cette exposition-événement qui les présente pour la première fois hors de Russie depuis le début du XXème siècle.

A voir… absolument !

18 Comment

    1. A moins de ne pas avoir réservé et de passer dans la file sans billet. Il n’y a personne et on passe tout de suite, sûrement en fonction des places disponibles. Mais les provinciaux ne peuvent pas se permettre de prendre ce risque 🙁

  1. Un grand merci pour ce parcours du combattant mais qui en valait la peine !
    Vous ne pouvez pas savoir comme cela me fait plaisir de lire votre billet et de voir vos photos (bon… un peu frustrée quand même, car j’aurais voulu en admirer encore plus !!). Je suis d’accord, le triptyque sur la Méditerranée de Bonnard est splendide. Il y a de nombreuses expos que j’aimerais voir, mais tout est très compliqué en ce moment…. Encore merci pour votre partage, bon week-end.

    1. Vu l’affluence il n’était pas très aisé de prendre des photos. Nous avons dû patienter pour prendre celles-ci. Oui tout se complique en ce moment… difficile de faire des projets !
      Bon week-end à vous aussi.

    1. Il paraît qu’elle est très bien aussi. Entre la peinture et la photo nous choisissons plutôt la peinture 😉

  2. Je vais renvoyer vers votre site pour ne pas poster les mêmes photos que vous!
    Je vois que vous avez plutôt choisi les peintres européens. Je recommande d’avoir l’oeil aussi sur les intéressants peintres russes.
    Pas de problème de queue pour moi (billet pris en ligne) mais je déconseille fortement la navette depuis l’Etoile. C’est un très mini-bus avec très peu de places assises, qui fait une rotation assez lente et le trajet est pénible.
    Moins de monde que vous quand j’y étais mais pas mal quand même. Il faut cibler l’heure du déjeuner.
    Pas testé le wifi.
    Quant à Vivian Maier, elle est bien mais très petites salles très encombrées de visiteurs. Et puis les photos peuvent être vues sur des livres sans trop de perte qualitative alors que les peintures…

    1. Oui nous sommes restées chauvines. Il fallait faire un choix tellement la collection est riche. Nous n’avons pas photographié les sculptures non plus et pourtant La suppliante de Camille Claudel est magnifique…
      Venant de Province,nous avions réservé en ligne pour ne prendre aucun risque et avons eu la surprise de voir passer les « sans-billet » devant nous car il n’y avait personne dans cette file-là ! Les navettes sont trop petites, il faut attendre au moins 2 rotations. Comme nous l’avons dit, la fondation Vuitton ne s’est pas donné les moyens pour organiser la logistique et l’accueil pour cette « méga-exposition » au succès assuré.
      Les reproches que vous adressez au Musée du Luxembourg ne nous étonnent pas et en plus le staff est en général antipathique alors que les petits jeunes « vuittoniens » sont aimables bien que débordés.

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