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[Actualité] »Support Bubble » – Le salut est dans la bulle.

La pandémie qui touche la planète nous a fait découvrir le concept de confinement, c’est à dire rester chez soi, ne plus voir d’autres personnes que celles qui habitent votre domicile. Le premier confinement, le plus sévère, a été abondamment documenté, commenté, filmé, raillé parfois. Nous avons cru, trop optimistes, en être sortis cet été et au tout début de l’automne. C’est ensuite que nous est tombé dessus le deuxième confinement, plus light celui-là pour qui pouvait se rendre à son travail ou aller chercher les enfants ou petits-enfants à l’école. Bref, pour des gens qui ne vivent pas seuls… Et les autres ?

L’Angleterre, suivant l’exemple de la Nouvelle Zélande, a institué depuis le 13 juin une mesure qui prend en considération les personnes qui vivent seules, sa dénomination est « support bubble », c’est à dire de « bulle de soutien ». Ce principe concerne les célibataires, un adulte élevant seul des enfants de moins de 18 ans ou même un ménage ayant un enfant de moins de un an ou un enfant handicapé. Ceux-ci peuvent fréquenter une autre personne seule ou une famille et ainsi former avec elles une bulle. Les sorties au restaurant (lorsqu’ils sont ouverts) ne sont autorisées que pour les gens d’une même famille plus leur « morceau » de bulle. Ainsi deux ami(e)s célibataires peuvent se rencontrer et sortir ensemble, un ou une célibataire peut aller chez une famille amie ou manger au restaurant avec elle.

Une bonne nouvelle vient de tomber pour Noël, fête si importante au Royaume-Uni : trois unités, et pas seulement deux, peuvent former une bulle temporaire.

Et chez nous, en France, le pays où il fait bon vivre, qu’est-il prévu pour que les « singles » ne sombrent pas dans la solitude ?

Une petite recherche nous a permis de découvrir la solution proposée : un livre intitulé « Covid-19 et détresse psychologique 2020, l’odyssée du confinement » (écrit par un professeur de psychiatrie) qui « décrypte les conséquences sur la santé mentale de la crise sanitaire consécutive à la pandémie de coronavirus et les compare à d’autres situations d’isolement, telles que celles qui sont vécues par les astronautes, les navigateurs solitaires ou les spéléologues. Des situations qui aident à comprendre comment le stress affecte notre corps et notre activité mentale. Ce livre clair et précis permet de dégager des recommandations pour affronter au mieux les situations futures de crise sanitaire.

Moyennant 21,90 euros, les Français isolés peuvent se débrouiller …… tout seuls… Il était vraiment temps que les librairies rouvrent !

23 Comment

    1. Il faut le signaler car le Royaume-Uni avait mal démarré dans son appréciation de la pandémie. Il n’y a pas que le vaccin pour rattraper cette mauvaise image.

  1. Très bon post! Je vis en Angleterre et étant moi-même célibataire je trouve vraiment bien qu’ils aient mis cette règle en place, un vrai soutien en effet, je confirme!

    1. Vous devez apprécier qu’on vous tienne particulièrement en considération. Pourtant ce n’est pas un pays réputé pour se pencher sur le social. Il faut revoir nos préjugés avant qu’arrive l’échéance du Brexit 😉

  2. Bonjour les filles,
    Etant épouse, active et maman je vous avoue ne pas ressentir la détresse psychologique que peut procurer toutes les périodes de confinement que nous traversons. Pour autant, je peux aisément comprendre cet isolement forcé et sans fin subi par des milliers (des millions ?) de personnes vivant seules. Une bonne chose qu’elles soient prises en compte ; il ne faut jamais négliger l’impact psychologique de telles situations de crise… Bien à vous.

    1. Elles sont surtout prises en compte au Royaume-Uni. Nous n’avons rien vu de tel en France. On parle ici de plus en plus de l’impact psychologique, ne vaut-il pas mieux prévenir que guérir ?

  3. Pour ma part, je me sens bien isolée. Mon fils confiné en Suisse avec son amie ne veut pas venir en France à la fin de l’année. Je ne peux plus organiser de diner, ni même d’apéro (ou alors il faut commencer très tôt). Pas de musées pour offrir un peu de beauté ou de cinéma…

  4. Bonsoir les Matching,

    Quelle bonne idée ont-ils eu! Ici, le confinement round 2 n’a pas été du tout vécu comme tel. Etant actifs tous les 2, ayant 3 enfants, nous avons fait notre vie comme d’habitude.. enfin, sans le plaisir de voir les amis, de faire des sorties entre amis ou culturelles..
    La détresse psychologique pour les personnes seules était prévisible et logique. Sans parler de ceux qui sont à leur compte et en pleine dérive professionnelle..
    Bref à quand la support bubble en France?

    1. Tant de personnes subissent la crise, économiquement et psychologiquement, alors une telle initiative serait tellement utile. Jusqu’ici, tout repose sur la famille ou les amis.
      Profitez-bien de votre bulle familiale !

  5. C’est bien de voir les différentes initiatives dans chacun des pays. Ça varie vraiment. Au Québec, pas de fêtes de fin d’année. Aucune réunion permise. Une personne seule vivant en résidence pourra exceptionnellement rejoindre un foyer pour cette période, moyennant une période d’isolement ensuite. C’est dur, mais après tout, le virus ne prendra pas une pause pour Noël et les réunions autorisées auront malheureusement un impact. Le personnel soignant est à bout de force. C’est déjà horrible en janvier (du moins au Canada) dans les hôpitaux. J’espère que la pause de Noël permettra de casser la deuxième vague. Car ce virus retarde aussi plusieurs traitements. Les autres maladies sont toujours là. Et être soigné dans ce contexte, c’est tout un défi. Être isolé et privé de ses habitudes est difficile. Mais la santé n’a pas de prix. Gardons le cap ! Bon courage à vous deux ♥

    1. Nous suivons l’évolution dans les autres pays aussi, on peut dire ce n’est pas réjouissant ! Oui, la santé n’a pas de prix, mais les conséquences seront lourdes. Ma mère centenaire dit toujours, j’ai connu beaucoup de choses mais pas ça ! Tout est dit.
      Bonne journée malgré tout

  6. Un de mes grands est venu avec son amie passer ce 2ème confinement avec nous car il avait très mal vécu le premier tout seul dans son (tout petit) studio à Paris. Nous avons passé un très bon moment tous ensemble en famille ! J’aime beaucoup le concept de support bubble car je connais beaucoup de gens, notamment des étudiants, qui sont restés tout seuls et en ont beaucoup souffert. Bonne journée à vous !

    1. La famille, les amis sont des refuges en cette période compliquée. Si on en est éloigné le confinement paraît être une double peine. Vive le principe du support bubble !
      Bonne journée à vous aussi.

  7. Je suis seule et ce deuxième confinement est plus…compliqué moralement.
    Mais comme il était plus light j’ai pu voir un peu mes petits.
    Ce soir nous serons 6, enfants compris. Nous nous sommes tous fait tester et isolés après test. Nous sommes tous négatifs et actuellement c’est mieux de fréquenter des personnes négatives 🙂
    Bon Noël, prudent, à vous.

  8. C’est une très bonne idée.

    Ceci dit nous n’avons pas besoin d’attendre de l’Etat qu »il décrète ce type de mesure pour nous montrer solidaires. Ça doit ou en tout cas ça peut être mené par chacun d’entre nous à son niveau. Au delà des grands concepts ce sont les actions qui comptent, même les petites actions.

    1. Ce n’est pas un problème de solidarité mais de légalité. L’avantage du support bubble est qu’en période de confinement, les bubbles peuvent se recevoir mutuellement, ce qui est interdit ici. Les seules possibilités de sortie lors du confinement de novembre étaient 1 km autour de chez soi pour « aérer » un animal domestique ou faire du sport. Certains ont pu prétexter des achats pour se rendre chez des amis, au risque de se faire contrôler. Il ne restait plus que du virtuel : téléphone ou appels video pour rentrer en contact avec la famille ou les amis et, heureusement, on ne s’en est pas privés 😉

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