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[Actualité] Avancer masqué…

Lors d’une escapade à Uzès nous n’avons pas manqué d’aller au célèbre marché du samedi. Il nous est apparu un bon condensé des comportements d’avant le lundi 20 juillet.

Il y a ceux qui suivent les recommandations.

Il y a les réfractaires.

Celles qui laissent dépasser le nez.

Et celle qui a choisi un autre look

Certes, les marchés ne sont pas des lieux clos mais ceux qui fréquentent les marchés de Provence lorsque touristes français et étrangers sont « descendus » dans le Midi comprendront que la promiscuité y est intense.

Le décret qui vise à rendre obligatoire le port du masque à partir de cette semaine nous est apparu salutaire. En effet, notre région, heureusement épargnée au plus fort de l’épidémie, vient de passer en rouge.
Le port du masque est-il donc si contraignant, voire liberticide pour certains, que l’on se permette de mettre la santé de soi-même et des autres en danger ?
Les masques ont été, à juste titre, un sujet de polémique. Au tout début de la pandémie ON a prétendu qu’il y en avait des millions alors que les stocks précédents avaient été détruits. Les français se sont sentis trahis, en danger et ont réclamé des masques. Nous en avons eu, un peu, beaucoup puis énormément…. On connaît la suite qui a conduit au fameux décret.

« On » a râlé quand il n’y en avait pas, maintenant qu’il y a pléthore de masques, « on » ne veut plus en mettre ! Est-ce donc là l’esprit (le paradoxe) français ? Un décret était donc nécessaire !

Certains disent qu’il faut faire confiance aux « gens ». Les faits semblent démontrer qu’on ne peut se passer d’une décision venue « d’en-haut ».

32 Comment

  1. C’est sûr qu’il y a eu et qu’il aura encore de nombreuses polémiques sur le sujet des masques et plus généralement sur la gestion de la crise sanitaire.

    Chacun a son avis sur la question, en tout cas ce sont des sujets complexes et à fort enjeu puisqu’ils touchent à la fois à la santé, aux bonnes pratiques, au libre arbitre …

    1. Une fois la polémique dépassée ou réglée par des instances supérieures, il faut que chacun pense à se protéger et ainsi protéger les autres.

  2. Ce décret simplifie les choses entre les gens qui en ont rien à faire et les gens qui en ont peur.
    Je vois tellement de comportements étonnants et de points de vue divergeant.

    1. Passer de « recommandé » à « obligatoire » devrait simplifier les divers comportements vis à vis du masque. A suivre …

  3. Merci pour votre billet. Je suis ravie que le port du masque soit à nouveau obligatoire dans les lieux publics clos, je pense qu’il devrait également l’être dans les marchés à ciel ouvert qui sont des lieux à forte concentration (je crois que ce n’est pas encore le cas). Personnellement je n’ai pas attendu ce décret pour continuer de porter ce fichu masque en magasin où dans les lieux peuplés, il y va de notre santé à tous, il n’y a pas à polémiquer là-dessus. Et pourtant… il y a et aura toujours les réfractaires, les j’en-foutistes et ceux qui savent tout mieux que tout le monde…

    1. Nous sommes en tous points d’accord avec vous et nous partageons votre colère vis à vis de ceux qui refusent de porter le masque.

  4. Je n’en peux plus des réfractaires. J’aimerais (ou peut-être pas) savoir ce qui se passe dans leur tête.
    Je vais au cinéma. Bien sûr les salles sont loin d’être combles (jamais plus de 30 personnes et une fois j’ai été seule en salle). La 1ère chose que font les spectateurs : retirer leur masque… Pas moi, sauf le jour où j’étais seule 🙂
    « On » a crié au scandale quand les masques manquaient, « on » s’est indigné d’être infantilisé et « on » a besoin d’un décret parce que le bon sens n’est pas inné. C’est consternant.

    1. Empruntons encore une phrase (en plus de celle qui nous a servi de titre) à ce bon vieux Descartes : « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ». Nous pouvons en douter 😉
      Profitez bien de la solitude des salles obscures.

  5. Je partage vos avis. Je ne comprends pas l’attitude des personnes qui ne portent pas de masque où de façon très aléatoire.
    Vos photos sont éloquentes : un port de masque avec le nez dégagé est strictement inutile…
    Une jolie visière est totalement inefficace….
    Montrons le bon exemple !

    1. N’incriminons pas seulement les forains de ce marché mais ils semblaient être représentatifs de ce que nous voyons un peu partout. Il manquait le masque sous le menton qui est aussi de plus en plus tendance 🙁

  6. Sous prétexte de vacances, chaleur, le masque est vite oublié.
    Il faut bien se mettre dans la tête que le virus est toujours là, dans l’ombre. En respectant cette consigne, on sauve sa vie et celle des autres. Mais certains ne veulent rien entendre.
    En tout cas, chez nous, c’est masque obligatoire pour toute sortie.
    Bel été Mesdames

    1. L’envie de retrouver la vie d’avant et l’insouciance est encore plus forte pendant les vacances. C’est là le danger !
      Bel été à vous aussi.

  7. Au risque de vous faire hurler…Je me plie au port du masque en lieu public depuis le début. Je n’ai jamais cessé en fait.. Même si je le déteste.
    Par contre, nous avons pris nos responsabilités: nous ne partons pas en vacances, nous évitons les regroupements autant que possible.
    Je vous le dis tout de go. Vos photos me surprennent et me choquent. Je ne m’attendais pas à ça de votre part.. Vous épinglez les têtes de ces personnes pour les publier sur la toile, ce qui s’apparente à de la dénonciation…Si l’on va au marché, on sait qu’il y aura promiscuité..C’est obligatoire.. avec les risques que cela peut engendrer ou non.. On est responsable de nos actes, tout le temps..

    1. Nous avons précisé que les photos du marché ont été prises avant l’obligation de porter le masque dans les lieux clos. Ces personnes n’étaient donc pas obligées de le porter car :
      1) nous étions avant le 20 juillet
      2) ce marché est un espace en plein air
      Il n’y a donc de notre part aucune dénonciation d’infraction à la loi puisqu’il n’y a pas d’infraction à la loi.
      Par ailleurs nous n’aurions jamais publié des photos de clients anonymes, ce sont tous des commerçants exposés au regard du public.
      Nous confessons toutefois quelque malice à les avoir pris comme exemples des différents comportements vis à vis du port du masque. Et nous sommes réceptives à toutes les critiques concernant nos écrits.

  8. Ouais, il faut bien suivre les règles variables du nouveau jeu du principe de précaution !
    Février : Jacques a dit « ne mettez pas le masque, c’est inutile » : Ok pour gagner on ne le porte pas
    Avril : Jacques a dit « Portez le masque dans des lieux fermés » : On suit et on gagne.
    Juillet : Jacques a dit « Portez le masque à l’intérieur et extérieur » : D’accord, je ne veux pas au mieux, recevoir une amende, au pire, m’attirer l’ire de la foule. Le suisse lui, recommande à ses rebelles autochtones, le port d’un bonnet d’âne.

    J’attends avec impatience les nouveaux ordres hautement sanitaires de nos sachants mystiques intermittents.
    Sûrement une hypothèse auto-validante pas mieux démontrée que dans cette historiette :
    « Dans un train entre Lyon et Paris, un vieux monsieur se lève de temps en temps, baisse la vitre et disperse au vent de la vitesse une poudre puisée dans une boîte à pillules. Intriguée, une jeune femme qui l’observe lui demande ce qu’il fait : « C’est de la poudre pour tuer les éléphants », répond-il. La jeune femme sourit : « Mais il n’y a pas d’éléphants entre Lyon et Paris », objecte-t-elle poliment. Et le vieil homme de répliquer avec autorité : « Justement ! C’est que ma poudre est efficace ! ».

    Masque : « Appareil appliqué sur le nez et la bouche d’un habitant de Londres, destiné à filtrer l’univers visible sur son chemin vers les poumons ». Dictionnaire du Diable – Ambrose BIERCE
    « S’il n’a pas de sens, cela nous débarrasse de bien des soucis, vous savez. De cette façon, nous ne nous fatiguerons pas à chercher à comprendre. » Lapin Blanc dans Alice aux Pays des merveilles

    Quant à moi, je vais relire masquée « La réalité de la réalité » de Paul Paul Watzlawick
    Je vous recommande cette saine lecture.

    1. Ballottés depuis le début entre des fausses vérités, des affirmations non démontrées et des peurs certaines nous essayons malgré tout de nous protéger… même si le masque n’est pas la panacée 🙁

      1. Pour moi, le masque est une mascarade. Cependant, je respecte les gens qui ont peur, donc je le porte. Pendant le confinement, je suis allée chaque jour voir ma mère (76 ans) car sinon je l’aurais enterrée non pas à cause du truc, mais de solitude. Je lui apportais une potion immunitaire et lui préparais des plats pleins de légumes et de saveurs. En fait, je ne suis jamais autant sortie que pendant l’auto emprisonnement. C’est mal hein ?

        1. Porter assistance aux personnes vulnérables était parfaitement autorisé même pendant « l’auto emprisonnement ». Votre engagement auprès de votre mère était louable. L’une de nous a fait de même pour la sienne, qui a presque 20 ans de plus que la vôtre, mais…. dûment masquée !

    1. Le nouveau décret et la peur du développement du virus incitent de plus en plus à porter le masque, après une période de relâchement…

  9. Rebonjour Matchingpoints, votre mini reportage en photo est éloquent et reflète bien ce qui se passe aussi à Paris: masqué, pas masqué, à moitié masqué. Dans le métro à Paris, les gens respectent à peu près. Dans les bus, c’est une autre chanson. En revanche, avoir des masques représentent un vrai budget que tout le monde ne pourra peut-être pas assumer au bout d’un moment. Personnellement, je suis pour le masque (ca y est, je m’y habitue) mais j’évite les rassemblements. Bon dimanche.

    1. Le masque en tissu lavable peut être une bonne alternative parce que, en effet, pour une famille de quatre personnes par exemple, le port du masque revient cher; et on a l‘impression que cela va durer encore un certain temps !
      Nous aussi nous mettons le masque et comme vous, nous évitons toujours la foule.
      On s’en souviendra de cette année 2020 !

  10. je crois que le problème vient surtout qu’au début, quand il n’y avait pas de masque, on disait que ce n’était pas nécessaire d’en porter et que maintenant, on ne doit plus sortir sans : les directives de nos têtes pensantes changent sans arrêt, suivant le sens du vent alors difficile ensuite d’imposer des choses aux gens car on est plus pris au sérieux! Là, si on ne meurt pas du virus, on mourra enseveli sous les masques !

    1. Comme nous l’avons dit dans le commentaire précédent, on sait maintenant que le masque protège. Pourquoi refuser ? En Allemagne, ce weekend, il y avait une manifestation contre les directives gouvernementales (port de masques, garder les distances etc). Il y avait des milliers de personnes, les uns à côté des autres et sans masques, on croit rêver…

  11. Je me suis pliée à cette discipline dès le début du déconfinement ne comprenant pas ceux qui faisaient fi de cette consigne. Sur la côte landaise, c’est devenu n’importe quoi mais toujours aucune obligation si ce ne sont les lieux fermés … et il reste encore des irréductibles réfractaires sont je ne comprends pas le comportement. Est-ce de l’égoïsme, de l’insouciance, de la bêtise …
    Je ne parlerai pas de nos instances dirigeantes qui ne savent pas non plus donner des consignes claires 😉 !
    Et puis, comme je suis toujours dans le zéro déchet, en tissus le masque bien sûr !!
    Bonne semaine !

    1. Il y a eu certes une mauvaise communication et un manque de masques : mais d’après ce que l’on sait maintenant, cela est tout simplement impardonnable à ne pas se plier à cette contrainte. C’est le sens des responsabilités envers les autres et soi-même qui devrait dominer, mais bon…

  12. Bonjour mesdames,
    Deux petites réflexions :
    1. l’autre jour, une amie m’a dit qu’en voyant la manière dont beaucoup de personnes portaient le masque, elle s’expliquait mieux les échecs de la contraception. Cela m’a fait rire, car à ce moment sont passés à côté de nous une dame dont le masque pendait gracieusement à une oreille, un ado qui le portait décorativement au coude, un monsieur dont le nez (certes proéminent) dépassait et une dame qui s’en servait pour cacher un fâcheux double menton…
    2. deux jours plus tard, je voulais prendre un thé. La terrasse étant bondée, je m’installe à l’intérieur (une douzaine de tables vides). Une vieille dame arrive et se met A COTE de moi et se déclare offusquée lorsque je me suis levée et mise à une autre table…Comprenne qui pourra !!
    Salutations masquées

    1. Certains comportements seraient en effet assez drôles s’ils n’étaient pas quelque peu inquiétants. Nous attendons les masques fashion, griffés etc… l’automne promet une imagination au pouvoir dans ce nouveau secteur 🙂

  13. J’adore la comparaison que vous établissez entre la mauvaise utilisation du masque et celle de la contraception. Je n’ai pu m’empêcher d’en rire tant la remarque est pertinente ! Merci d’avoir ainsi égayé ma triste soirée…

  14. A Paris, je vois davantage de masques dans les rues, même portés par des personnes jeunes (plus jeunes que moi s’entend…). Ce qui m’agace, ce sont les gens qui baissent le masque pour parler, que ce soit à leur voisin dans le bus ou au téléphone. Car ce sont les postillons qui transmettent le virus. Généralement je fais des signes pour leur faire comprendre.
    Au cinéma où je suis retournée, je le garde en salle, sauf le temps de boire mon café rituel de la première séance du matin. Mais je suis quasiment la seule. Alors qu’on est dans un espace clos et ventilé. J’ai appris aux infos que le port du masque dans les salles de cinéma n’a pas été recommandé sur la pression des exploitants qui ont peur de ne plus vendre du pop-corn alors qu’il l’est pour les théâtres. Business avant tout.
    Dans les trains, les gens le portent sauf quand ils mangent évidemment, ce qui est tout de même assez fréquent. Et parfois ils mangent et parlent…
    C’est vrai que la communication a été très incohérente sur la nécessité du masque. Et sur sa durée de vie. Le virus ne tient pas plus de 24h sur du papier, environ 48h sur du plastique d’après les études officielles. Un masque devrait pouvoir resservir du moment qu’il n’est pas porté plusieurs jours de suite et mis au soleil et à la lumière. Le prix des masques jetables est un frein également. Avant la pandémie, les masques n’étaient pas très chers en pharmacie. La demande a fait exploser les prix.
    Comment tout ça va-t’il évoluer? Je ne suis pas très optimiste.
    Au fait, je recommande aussi la lecture de Watzlawick!

    1. J’ai viens de faire un voyage de 7 heures en train, avec le masque. Ce n’est pas agréable, vraiment pas. Mais si c’est le seul geste à faire, alors faisons-le !

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