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Mood

[Mood] Quelques regrets…et des interrogations

Le parfum du jasmin en fleur et les premières cigales ont annoncé l’été. Nous sommes très contentes de profiter de nos jardins mais, en même temps, nous ressentons quelques regrets. Ce fameux virus nous prive de distractions estivales dont nous avions l’habitude…

Nous n’irons pas au festival d’Avignon comme avant… Nous n’irons pas non plus dans les arènes de Nîmes pour assister à un concert Rock comme celui d’ Elton John l’année dernière ou Neil Young et Patti Smith ou encore Santana quelques étés auparavant. Nous ne profiterons pas des manifestations culturelles qui sont nombreuses dans notre région pendant l’été. Les soirées autour d’un four à pizza avec un grand nombre d’amis, une tradition qui se répète toutes les années, vont être moins nombreuses. Les réunions avec de grandes tablées seront en nombre limité.

Et puis, le manque de perspective pour un prochain voyage. Nous aimons feuilleter les catalogues et les guides, planifier, nous projeter et rêver. Il va falloir être patients… En attendant, nous nous remémorons les voyages que nous avons faits, contentes de les avoir faits. Quand donc partir loin sera-t-il de nouveau possible …?

Ce sont des regrets d’enfant gâté…nous en sommes conscientes. Nous avons la chance que personne dans notre entourage n’ait été touché par ce virus. Mais au-delà de nos caprices personnels, nous restons incertaines quant à notre vie d’après, la vie de nous tous. Comment cette pandémie aura-t-elle changé notre quotidien ?

Notre vision d’un monde globalisé en a pris un coup. Nous rêvions idéalement d’un monde uni, nous nous retrouvons dans un monde divisé, une situation que nous n’avions pas connue depuis la chute du Mur. La mondialisation semblait convenir à tous : aux pays riches qui, certes, produisaient à moindre coût mais également aux pays pauvres dont la main d’œuvre abondante était ainsi employée. Elle se révèle être un piège, tant elle nous rend dépendants.

Notre consommation va changer aussi, acheter moins mais mieux, pas de surconsommation, moins de gaspillage, slow-shopping plutôt que fast-fashion et sans regret !

Pendant le confinement, les citadins ont découvert les limites de leur espace de vie, il paraît que beaucoup de jeunes familles ont envie de migrer vers la campagne. Cet exode, se confirmera-t-il ? Il est vrai qu’Internet a prouvé ses capacités lors du télétravail. Fini les embouteillages ! Ces moments de stress polluants seront-ils définitivement des souvenirs du passé ?

Nous ne connaissons pas encore toutes les conséquences de la pandémie mais nous savons que le chômage va augmenter, qu’il y aura des problèmes sociaux.

Espérons que l’automne n’apportera pas une deuxième vague, que les chercheurs qui s’activent auront trouvé quelques remèdes. L’insouciance de certains ne doit pas nous faire oublier que le virus est toujours présent pour le moment !

Le masque fera peut-être partie désormais de notre panoplie quotidienne…

29 Comment

  1. Bonsoir les Matching,
    Je partage vos regrets et vos interrogations. Chaque liberté retrouvée est un ouf de soulagement, pour autant nous n’en avons pas fini avec cette saleté de virus et la perspective d’une porte qui se referme sur nos libertés à peine retrouvées est bien réelle. Les grandes vacances arrivent à grands pas ; personnellement j’ai hâte de changer d’air et de voir la mer… avant le retour d’une probable nouvelle vague à l’automne. L’avenir n’a jamais autant fait peur, je trouve, entre pandémie, crise économique et sociale !

    1. Nous ne changerons pas beaucoup d’air pendant ces vacances mais nous accueillerons les parisiens qui, comme vous, ont hâte de voir la mer 😉
      Nous profiterons des bons moments passés ensemble.

  2. En attendant de prochains voyages, vous pouvez profiter de votre magnifique cadre de vie !

    Quelle superbe photo, c’est aussi beau qu’une maison d’hôte dans un pays exotique

  3. Et oui, on s’adapte. Pour moi l’idée de vacances est bien loin, n’ayant plus de salaire pour le moment. Mais je ne suis pas malheureuse, je fais le choix de faire passer la boutique avant et de retrouver une trésorerie. Pour les loisirs, j’ai les randonnées, la mer, pleins de jolies choses qui m’entoure.

    1. C’est une période bien pénible pour vous – nous vous souhaitons bonne chance pour la suite. Gardez votre sérénité …

  4. Bonsoir les Matching Points! Je sens une certaine morosité, si j’étais docteur, je vous prescrirais quelques vitamines et un bon petit bain de mer (en France on a quand même du choix heureusement!) Déjà les restaus et cinémas ont réouvert, c’est un bon début, espérons que tout cela tienne. Je me demande quand même où est passé ce virus vu comment la vie et la promiscuité reprennent leurs droits dans la rue. Pour la crise qui s’annonce avec de nombreux licenciements ça et là, difficile de positiver en effet cela fait peur. De même la folie de nombreux politiques est je l’espère à son max, mais rien de sûr…! Merci pour vos reflexions, croisons les doigts et prenons ce qui est à prendre, belle journée les amies!

    1. Pas de morosité mais plutôt de la lucidité – nous sommes optimistes de caractère donc pas besoin de vitamines, merci Docteur 😉 Comme vous, nous prenons ce qui est à prendre pour le moment et nous l’apprécions. Pendant le confinement, nous disions restez chez vous, maintenant c’est restez prudent.
      Bonne soirée après ce bain de mer…

  5. C’est vrai que notre quotidien a été complètement chamboulé. Mais il y a effectivement des situations encore pires et des personnes pour qui le confinement doit continuer pour se protéger. Remettre à plus tard des voyages ou changer nos habitudes c’est difficile, mais être en vie et en santé est un luxe, peu importe les conditions. Belle soirée à vous deux ♥

  6. Oui, nous avons de la chance de ne pas avoir été touchées par ce virus ! Nous pensons à tous ceux qui sont encore malades ou ceux vont subir les conséquences économiques à la rentrée. Les mois s’annoncent difficiles !
    Bonne fin de soirée

  7. Vous avez conscience de vos regrets d’enfant gâté d’après ce que vous dites, heureusement car cette note semble un peu irréelle entre rêve de voyages au loin, concerts surpeuplés et réunions avec un grand nombre de personnes.
    Sans prescrire de vitamines je dirais que c’est peut-être le moment de changer (provisoirement sans doute) quelques priorités sans en souffrir.
    Nous n’avons pas la même vie et je ne veux pas faire pleurer mais ma petite entreprise va sans doute couler, je suis une TNS, donc pas de chomage partiel…
    Je suis heureuse de ne pas être malade et TRÈS heureuse que les gens que j’aime non plus. C’est énorme.
    Une de mes voisines a eu 2 obsessions pendant le confinement : partir dans sa résidence secondaire à Frejus jusqu’en septembre comme chaque année (elle voulait même demander une dérogation pour partir quand ce n’était pas encore autorisé !!!) et aller chez le coiffeur (car elle est incapable de se coiffer). Ses deux voeux sont désormais exaucés. Je ne pleurerais pas si elle restait à Fréjus…

    Je vous confirme que les embouteillages et la pollution ont bien repris, que les prix augmentent, le carburant en flèche etc.
    J’aurais mieux fait de ne pas lire cette note et sans doute encore plus de ne pas la commenter. Toutes mes excuses.

    1. Aïe, on se fait taper sur les doigts ce matin !
      Mais vous avez raison, nous savons que nous sommes des privilégiées…et nous ne sommes pas malades et personne de notre entourage. Néanmoins, nous avons des enfants qui avaient des projets qui ne pourront peut-être plus jamais être réalisés et nous sommes inquiètes pour l’avenir de nos petits-enfants. Les exemples de nos bons moments passés montrent justement le décalage entre la vie d’avant et l’incertitude concernant l’avenir. Nous plaignons les commerçants, des indépendants (comme vous), tous ceux qui seront concernés par tous ces bouleversements. Le contexte de la politique internationale n’arrange pas non plus nos inquiétudes.
      Nous sommes désolées de vous avoir agacée, merci tout de même de votre commentaire, nous aimons les échanges !

    2. Je vous trouve bien sévère avec nos hôtesses.

      Ce qui m’interpelle c’est que si les boîtes ne disposent pas de 2,3 mois de trésorerie (grandes entreprises comprises ce qui est un comble !), c’est bien parce que la fiscalité est un fiasco intégral. Et qu’on nous serve la mondialisation comme une tarte à la crème me fait bien rigoler (enfin ! jaune…. si je peux me permettre !)

      L’état, ce trou noir qui aspire les 3/4 de la richesse produite chaque année en France, soit un pognon de dingue qui ne suffit même pas à assurer son train de vie royal payé à crédit, se sert des patrons comme d’un épouvantail, des fois où il viendrait des idées à la piétaille de lui demander des comptes. Remarquez lorsqu’elle le fait, elle se fait gazer et mutilée (question de couleur de l’étendard sans doute !).
      Je compatis à votre sort d’indépendante qui est le mien depuis 2004. Evidemment pas de vacances pour moi mais franchement il ne me viendrait à pas à l’idée d’en vouloir aux personnes qui ont les moyens ou l’opportunité d’en prendre. Eprouver ce (res)sentiment n’arrangerait certes pas ma situation, ni mes affaires. Votre voisine celle de Fréjus vit sûrement dans sa petite bulle hors sol, mais elle va faire le bonheur des acteurs de l’économie locale.
      Pour finir, ce joli ou neurasthénique « monde d’après » selon notre optimisme ou pessimisme, qu’on nous a sorti pendant notre auto séquestration, est un leurre car dans le monde d’avant, nous étions déjà dans un mode de futur antérieur : un monde artificiel et sous perfusion au déclin annoncé. En janvier 2021, le FMI s’invite à DAVOS pour un reset mondial, cela va saigner…

      1. Tout et nimporte quoi.
        Je ne comprends d’ailleurs pas tout…
        Davos, les grands patrons, le FMI, les impôts… je m’y perds.
        Je suis sûre d’une chose, je n’en veux à personne et surtout n’envie personne.
        Pendant ces 3 mois, j’ai aussi été une confinée privilégiée, « de luxe », comparée à ce dont j’ai entendu parler. Je ne m’en vante pas mais n’en ai pas honte. J’en suis consciente et contente.
        J’étais seule certes, mais avec maison et jardin.
        J’avais une trésorerie de 3 mois mais elle va s’effondrer car l’activité ne redémarre pas, les annonces d’exonération des charges pour les entreprises de moins de 10 salariés n’ont pas été suivies d’un décret et en l’absence de CA pendant 3 mois car frappée d’une mesure de fermeture administrative, ma petite entreprise (comme tant d’autres) ne va pas, ne PEUT pas se relever, sachant que l’ URSSAF et Cie vont se remettre à puiser dès juillet.
        Et puis j’ai eu peur pour mon fils, « en première ligne » à l’hôpital pendant 3 mois comme on disait avec des trémolos dans la voix en applaudissant à 20 h.
        Alors oui, les commentaires à l’emporte-pièce, les préoccupations de ma voisine, sa piscine à Fréjus, ses racines et sa mise en plis, l’urgence d’aller au restaurant, dans les bars et les salles de sport en pretendant que ça va faire redémarrer l’économie… ça me dépasse. Et je préférerais surtout ne pas en avoir connaissance.

  8. Votre questionnement et votre cheminement intellectuels sont intéressants. Espérons simplement que des millions de personnes partout dans le monde feront de même.

  9. Bonjour,
    Eh oui, nous devons nous adapter et r:evoir certains de nos comportements. Vivre l’instant présent tout e:n se préservant, se protégeant, accueillir chaque journée avec ses bonheurs essentiels, vivre au jour le jour en espérant un jour pouvoir à nouveau faire des projets à plus long terme. Le principal est d’être en vie et que notre entourage proche soit en bonne santé.
    Bises.
    Emma

  10. Hello,
    Ce virus n’a pas finit d’avoir des répercutions sur nos vies. Je comprends tout à fait vos regrets : on sait qu’on a de la chance de ne pas avoir été touchée par la maladie, mais on aimerait aussi pouvoir revivre, se divertir sans avoir toujours à penser à  » cette chose « . Alors oui, ce sont surement un comportement d’enfant gâté, mais ça fait du bien aussi de les exprimer et un blog n’est- il pas le lieu idéal pour le faire ? Merci d’avoir oser les exprimer mais si cela risque d’en chiffonner certains !

    1. Nous considérons le blog comme un lieu d’échange, c’est vrai, et nous continuerons dans cette voie. Loin de nous l’idée de provoquer…

  11. Visiteuse et Pascale ont des avis intéressants car ils représentent bien nos ressentis.
    Matching points, vous semblez être l’archétype de cette génération BBB » bobos baby boomeuses » et je dirais : tant mieux pour vous.
    Allez, je pense que le ton de votre billet « pleurnichard ?? » peut soit faire rire, soit agacer.
    J’ai opté pour le rire car je suis malicieuse, et je vous remercie de m’avoir fait rire par les temps qui
    courent ?… non justement, qui ne courent plus vraiment. Amicalement.

    1. Bonsoir Françoise, nous ne pensions absolument pas que notre billet écrit sous la rubrique « mood » allait susciter tant de polémiques !
      Nos propos ne se voulaient ni agaçants ni drôles ; c’était le constat d’une humeur justement, d’une situation, d’une inquiétude et des regrets que nous partageons avec tant d’autres. Dommage si le ton paraissait pleurnichard…ce n’était pas voulu !
      Maintenant, vous aussi vous nous faites rire : babyboomeuses oui, bobos sûrement pas 😉
      Merci pour votre commentaire et bonne soirée

  12. Bonsoir les Matchings..
    Quel sujet sensible que celui-ci… Je ne pensais pas qu’il y aurait autant de « lachages » dans les commentaires…
    Futilement, je regrette également ces projets légers sans arrière pensée, ces sorties sans soucis… Cette année, il n’y aura pas de vacances et allons faire attention.. Nous ne pouvons que subir et recentrer nos priorités…
    Très bonne soirée… 🙂

    1. Ce sera un été dont nous nous souviendrons très certainement. Alors profitons du soleil et de tous les bons moments qui se présentent !
      Une belle journée à vous

  13. Il est certain que nous ne percevons pas cette situation de la même manière suivant les conditions dans lesquelles nous la vivons et comme pour tout, les différences sont et peuvent être énormes. Mais en même temps, on ne peut parler que de ce que l’on connait, alors…. Je suis moi aussi une privilégiée dans le sens où je n’ai pas perdu mon emploi, ni mon salaire, mais malgré tout je revendique le droit de mal vivre tout cela même si je ne l’ai pas vécu dans un deux pièces car oui, nous sommes privés de choses qui étaient importantes pour nous, mais c’est aussi l’occasion de revoir nos priorités. Pour moi, c’est ça le plus important et c’est aussi une des raisons qui font que je veux déménager et retourner vers une vie qui me correspond davantage.

    1. Tous ceux qui ne sont pas tombés malades ou n’ont pas ou ne vont pas perdre leur travail peuvent se considérer comme privilégiés . Nous avons la chance de nous retrouver parmi eux. Néanmoins, chacun est confronté aux problèmes liés aux Covid et voit quelques priorités bousculées…pour le moment nous profitons de l’été et de nos familles. Mais nous appréhendons l’automne !
      Bonne journée

  14. Un billet polémique c’est rare ici ! Chacun peut trouver plus malheureux que soi et plus mal loti … vous avez eu la délicatesse de vous juger plutôt « gâtées » et je vous trouve surtout honnêtes.
    C’est vrai que cet été ne sera pas comme les autres, et avec un peu de recul (je suis très en retard un fois encore) beaucoup pensent qu’il est comme les autres et au final le retour de manivelle nous attend … sur divers plans. Le revers économique était à prévoir mais qui aurait imaginé que se déconfiner serait aussi compliqué ? Je revendique un été raisonnable, sans excès de fêtes, ni de kilomètres mais avec le bonheur de se retrouver en famille et ça c’est déjà beaucoup !

    1. Nous profitons en effet de cet été pour nous retrouver en famille. Nous n’en espérions pas autant pour ceux qui ont pu finalement venir de l’étranger. Ce sera un bel été 🙂

  15. Je voyage souvent pour mon travail et assez peu pour mes loisirs. Dans les aéroports, revenant fatiguée de séjours lointains et exigeants, souvent faits de longues réunions dans une langue étrangère, j’ai souvent été gênée par ces groupes de touristes surexcités, « on a fait tel pays cette année, on fait quoi l’an prochain? ». Rien que l’expression « faire » la Thailande, le Vietnam, le Kenya…, je la trouve déplacée. J’ai du mal à comprendre cette boulimie de voyages en groupe, d’excursions à la chaine, par des gens qui restent entre eux et ne parlent qu’aux commerçants des pays qu’ils visitent.
    La mondialisation du tourisme a certes apporté des devises aux pays visités, mais aussi la dégradation des paysages, des relations entre les « locaux » et les étrangers, la multiplication des « bonnes » adresses et donc la multiplication de ceux qui les fréquentent.
    A propos de mondialisation, beaucoup d’enseignes ferment leurs magasins et peut-être reverrons-nous les couturières qui font du sur-mesure ou presque à partir de patrons. Il y en a déjà dans mon quartier et finalement leurs robes ne sont pas plus chères que le prêt-à-porter de moyenne gamme.
    Sinon, profiter de sa famille et faire de grandes tablées, c’est bien légitime comme souhait.
    Avoir envie de concerts et de spectacles aussi!
    D’ailleurs les artistes n’attendent que de pouvoir reprendre.
    Pendant ce confinement, il y a eu des prises de conscience pour certains, des impatiences (le coiffeur, le restau) pour d’autres. C’est la vie.
    Du moment qu’on porte toutes et tous un masque! 😉

    1. Il y a certainement eu des prises de conscience, de courte durée pour certains, plus profondes pour d’autres. En attendant, soyons responsables et, portons le masques !

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