MATCHING POINTS

Pour les femmes mais pas seulement...
Actualités

[Actualité] …la santé, surtout !… Et consommez maintenant !

Chaque 1er janvier, dans toutes les langues, on échange des vœux pour la nouvelle année. Les nôtres, la plupart du temps, se terminent par : « la santé, surtout ». Combien de fois avons-nous prononcé, écrit ces mots. Ils font partie d’une formule, on ne pense pas obligatoirement au sens.

Nous en redécouvrons la vraie signification dans notre quotidien depuis que nous nous sentons menacés. Bien sûr, plus on avance dans l’âge, plus on pense à la santé. Les uns ont déjà perdu des proches qui n’étaient pas très âgés. Mais nous n’avons encore jamais connu une réelle menace générale, on ne se sentait pas particulièrement visés.

Depuis quelques années le bien-être est très tendance. S’occuper de son corps, le sport, l’hygiène de vie avec une alimentation équilibrée, des vitamines, des pilules complémentaires, tout contribue à nous garder en bonne santé.

Maintenant que la planète s’est retrouvée sans réponse, livrée à une menace inconnue, la santé est devenue la valeur suprême, reléguant l’économie au second rang. Qui l’eût cru dans notre monde capitaliste ? Nous ne vivons donc pas seulement dans une société du profit mais aussi, et surtout, du soin !

Nous avons accepté de nous confiner, certes pour nous protéger, mais surtout pour ne pas encombrer les hôpitaux, pour protéger le système de santé. En ne faisant pas le choix darwinien de l’immunité collective, comme Boris Johnson avant d’avoir été lui-même touché, dans ces hôpitaux on a soigné surtout les plus fragiles, les personnes âgées et ceux atteints d’affections chroniques. En somme les moins productifs, en somme un petit nombre de vies. Nous retrouvons l’élan idéaliste de Malraux qui disait « Une vie ne vaut rien mais rien ne vaut une vie » bien avant que Souchon n’en fasse une chanson…

Cependant, retour à la réalité, avec le déconfinement il va falloir soutenir l’économie car si nous la sacrifions trop longtemps, demain nous ne pourrons plus financer le soin. Tout tourne autour de la santé ! C’est aussi un devoir civique de penser au commerce, à l’industrie qui sont à l’arrêt ou au ralenti malgré un certain risque potentiel. Il ne s’agit pas de se lancer dans une frénésie d’achats. Mais dépensons raisonnablement, « durablement », sans gaspiller.

En somme, surtout éco-responsable, n’est-ce pas Greta ? Tu incitais « les vieux » à être moins égoïstes, à penser aux générations futures, c’est le contraire qui s’est produit, le monde s’est arrêté pour protéger « les vieux » !

Quel dilemme !

26 Comment

  1. Et paf, la pauvre Greta se prend encore une petite pique. S’est elle exprimée pendant ces semaines (j’ai beaucoup lâché les infos) ) ? Il me semble avoir lu qu’elle avait été contaminée.
    Je ne pense pas que le monde se soit arrêté pour protéger les vieux. Au contraire, je dirais. Si c’était le cas, seuls les plus de .. (remplissez les pointillés) auraient été sommés de se confiner.
    Consommer ? Je n’en ai strictement aucune envie, je n’ai d’ailleurs aucun besoin particulier.
    Je fais partie d’une profession qui restera confinée ou en tout cas interdite de reprise et l’avenir n’est guère réjouissant et source de pas mal d’angoisses et d’insomnies.
    Mon plaisir ? Revoir mes petits enfants et comme leur école ne rouvre pas (ils en ont pleuré), ils seront 3 jours chez moi cette semaine car leurs parents (infirmière et kiné) reprennent tous les 2 le travail. Est-ce que je m’expose ?
    Alors trinquer et surtout consommer, ce sera pour plus tard.
    Je sais que chaque cas est particulier. Voici le mien

    1. Nous ne savons pas non plus si nous allons rentrer rapidement dans le cercle (vicieux) de la consommation qui relance l’économie qui relance etc…
      Bon courage pour la suite et votre avenir professionnel. Il pèse une inconnue, selon les secteurs d’activité, qui touche aussi quelques membres de nos familles. Profitez bien de vos petits-enfants, nous n’avons pas encore cette possibilité car les 100 km, même à vol d’oiseau, sont largement dépassés entre eux et nous.

  2. Bel article et je trouve intéressant le point de vue du commentaire précédent. Si on veut que l’état continue à soutenir un peu tout le monde, même si on pense qu’il pourrait faire plus. Moi aussi j’ai de gros problèmes financiers, insomnie, passe par différentes phases … Nous devons faire remarcher l’économie mais surement de façon plus raisonné. Ce qui est très difficile. Dans ma boutique, un t-shirt français se vend à 69€, et un t-shirt asiatique entre 15 et 25€. . Même les clientes qui veulent du français finissent par acheter de l’asiatique.

    1. Sous le coup de l’émotion due à cette « période si particulière » nous nous posons la question de l’achat de produits chinois. Un rapide coup d’oeil sur les étiquettes de nos vêtements (nous avons eu le temps de ranger nos placards!) nous a renseignées : presque tous, du plus cheap à ceux de marques plus prestigieuses/branchées, ont été faits en Chine. Acheter moins et français, un T-shirt choisi avec réflexion plutôt que trois sur plusieurs impulsions… Allons-nous relever ce défi ?

  3. Bonsoir les Matching Points! Eh oui, il va falloir que l’économie se redresse! Je rêve que pour une fois l’argent généré par l’argent contribue davantage à cette reprise que l’argent du travail. Mais pour l’instant je vois autour de moi que les actionnaires pressent plus que jamais le citron… Même les grosses entreprises vacillent parce que les fonds de pension exigent toujours plus de dividendes malgré l’arrêt de l’activité. Alors non, cela ne me donne pas particulièrement envie de contribuer à sauver l’économie! Je ferai tout simplement selon mes besoins qui ont plutôt rétréci ces derniers temps! Bonne soirée et merci pour vos sujets toujours intéressants!

    1. Merci pour votre compliment.
      Quand nous parlions de consommer à nouveau, nous pensions surtout aux petits commerçants qui n’ont pas les reins aussi solides que les « grands capitalistes ».

  4. Ce qui est choquant, c’est que l’économie s’effondre quand nous ne consommons que ce dont nous avons réellement besoin… Et on va repartir comme avant ! Je crois que nous ne sommes pas au bout de nos peines !

    1. Cela ressemblait quand même un peu à une économie de subsistance : sortir de chez soi pour aller chercher un hypothétique ravitaillement ! Il est vrai que nous nous sommes passées d’aller chez le coiffeur, au restaurant, d’acheter des vêtements. Nous avons ressorti de vieux livres ou des neufs pas encore lus et regardé abondamment les reportages « découverte » pour oublier qu’acheter des billets d’avion c’était pour l’instant « même pas en rêve » ! Nous avons dans l’ensemble bien supporté cette période mais nous serons contentes de pouvoir profiter de quelques extras 🙂

  5. Belle réflexion. Consommer local, encore faut-il avoir des offres. Nous achetons souvent nos légumes dans une ferme, pas loin de notre domicile. Les légumes sont moins chers et plus beaux qu’en grande surface.
    En cette période de confinement, les paysans ont cherché des solutions pour vendre. Ils ont mis en place des points de vente . Ils sont maintenant sur les réseaux sociaux et c’est parfait.
    Pourquoi ne pas l’avoir fait plus tôt. Bien sûr, il était plus simple pour eux de vendre aux coopératives et aux grandes surfaces. Mais on voit le résultat. ils ne peuvent plus vivre de leur travail puisque les prix sont fixés par les grands groupes. Le confinement apportera, je l’espère, quelques pistes pour consommer autrement mais aussi pour vendre autrement.

    1. Consommer local a été pour certains la grande découverte du confinement. Cela risque de continuer encore un moment car les supermarchés, bondés malgré quelques mesures, vont rester à risque. Il faudrait en effet que les initiatives de producteurs locaux soient encouragées.

  6. Merci de soulever ce point de vue intéressant.
    Ce ne va pas être simple de concilier avec la relance de l’économie et les moyens qui ont diminués avec la perte de revenus pour beaucoup.
    Pour autant il suffirait d’acheter moins et mieux.
    Est ce qu’on va le faire ? Je l’espère.
    De toute façon ce confinement a certainement épargné des vies mais pas forcément celles des gens âgés qui ont malgré tout été bien touchés et plus particulièrement par des dégâts collatéraux.
    Alors où est la solution ? Je me le demande encore…
    Belle journée bien pluvieuse chez nous !

    1. La pluie nous aide à cocooner encore un peu car nous n’avons pas l’intention de nous déconfiner totalement ou du moins de nous précipiter dans les centres commerciaux qui ont rouvert aujourd’hui. Acheter moins et mieux et…français et local. Maintiendrons-nous ce défi ?
      Bonne journée.

  7. Consommer pour nourrir les grands groupes, non… consommer pour sauver des commerces de proximité, oui. La relance de l’économie ne se fera pas du jour au lendemain car beaucoup de personnes restent confinées (moi la première), les autres n’ont pas forcément le cœur à consommer ni l’envie.
    Jeunes ou vieux, nous devons toutes et tous penser collectif. Espérons aussi que les gouvernements présents et à venir sauront tirer les conséquences de cette crise sur le plan national…

    1. Même si de nombreux commerces rouvrent, vous avez raison, le cœur n’y est pas trop. Seuls ceux où on pourrait se retrouver comme les cafés et restaurants seraient plus attrayants, mais ce n’est pas raisonnable et de toute façon pas avant un certain temps. Agir avec prudence nous protège et protège les autres.

  8. Je crois qu’on oublie que ce virus n’est qu’une menace supplémentaire. Une menace sans précédent (quoiqu’il y a eu la peste, la grippe espagnole, etc.), mais pas la seule. C’était une perception fausse de l’humain de penser qu’il pouvait tout contrôler. Vivre a toujours été risqué. Le tout est d’arriver à danser sous pluie avec cette menace comme avec les millions d’autres. Tolérer l’incertitude. Car tout a toujours été incertain et cela bien avant la pandémie. Bon déconfinement à vous 2. Ça devra attendre encore dans la région de Montréal où j’habite. Belle soirée ♥

    1. Dansons sous la pluie, quelle belle image ! L’humanité doit s’incliner encore une fois, mais va rebondir comme à tant d’autres moments. Il va falloir apprendre à vivre avec cette menace. Restons prudentes

  9. Bonjour Mesdames,

    Article très intéressant. Consommer ? Déjà en temps « normal » aussi peu que possible, alors maintenant certainement pas. D’ailleurs, c’est un mot que je déteste ; j’ai l’impression d’être réduite à un estomac, à un porte-monnaie, à ne jamais en avoir assez…Et consommer quoi ? Zara et consorts ? Une robe moins chère qu’un repas, un T-shirt au prix d’un thé ? Et celles et ceux qui les fabriquent ? Le compte en banque de Monsieur Zara n’est certes pas mon souci. En revanche, je continue à acheter bio et local chez la maraîchère de mon quartier (qui est si chèèère et n’a même pas de haricots verts en février). J’ai fait un don pour les personnels des hôpitaux -ma région a été impitoyablement touchée par la COVID 19 .Et je compte prochainement acheter un nouvel archet pour mon violoncelle, fabriqué en France et non en Chine par un esclave. J’ai fait don de mes frais d’écolage à mon école de danse classique et à mon école de musique , municipales toutes les deux. Et voilà. Ah oui, j’irai chez ma coiffeuse.
    Vous l’aurez compris, je suis partagée entre la tristesse et la colère : ma soeur est médecin en hôpital, ja’i donc été aux premières loges pour savoir ce qui s’y passait, mais c’est une autre histoire…

    Bonne journée à vous
    isabelle

    1. Partagées nous le sommes aussi! Maintenant s’ajoute le partage entre réalisme et espoir, nous avons tant envie de vivre un été à peu près normal. Revoir la famille, nos enfants et petits enfants, bavarder avec des amis. Pour le moment, personne de notre entourage n’a été touché, alors nous essayons de positiver malgré tout. Les achats ne sont pas notre priorité pour le moment, mais nous voyons tous ces petits magasins qui souffrent !
      Merci de votre visite !

      1. Oui, je comprends, pour moi aussi voir mes proches autrement qu’à 4 mètres dans le jardin est le voeu le plus cher (nous habitons tous la même région) et pour l’instant tout le monde va bien, mais j’ai notamment des collègues qui ont perdu un parent ou une amie et l’ampleur de la vague qui a secoué ma région laissera des traces pour longtemps. Au fait, merci à l’Allemagne qui accueilli nos malades gravement atteints et les a soignés !

        Courage et belles retrouvailles avec les vôtres
        Liebe Grüsse
        isabelle

  10. Pendant le confinement, des amies avaient créé un petit groupe Whatsapp et la plupart espéraient un monde meilleur. Je crains, hélas, que 2 mois ne suffisent pas à changer en profondeur mentalités et comportements, sans parler de la mondialisation des réseaux économiques. Dès la réouverture des boutiques de mode (les grandes chaines), il y avait la queue devant… Mais aussi la queue devant les librairies (ma première sortie a été pour acheter des livres)! A Paris, on a moins vu l’effet « vente directe de la ferme », ce que je regrette. De ce point de vue, les régions sont mieux dotées, il me semble, et pour des prix qui ne sont pas les prix parisiens.
    Il faut soutenir les petits commerces ( ma 2e sortie a été pour ma coiffeuse, un tout petit salon indépendant), mais arrivera-t-on à se passer des usines chinoises? Pas seulement pour les vêtements, mais pour les médicaments (90 % de la production mondiale est en Chine ou en Inde, ce qui amène les pénuries sur un certain nombre de médicaments, les très gros clients passant avant les autres), les masques comme on l’a constaté, les jouets, etc. Et voudra-t-on/pourra-t-on en payer le prix? le recours à la couture maison, que l’on couse soi-même ou que l’on trouve une couturière, est une piste. Au Congo Brazzaville, comme au Vietnam, on trouve des beaux tissus et partout on peut se faire couper et tailler sur mesure les vêtements que l’on souhaite en quelques jours (vestes, robes, chemises, pantalons, tailleurs). Il n’y a quasiment pas de boutiques de vêtements en ville.

    1. Il semble en effet que deux mois ne soient pas suffisants pour faire évoluer les mentalités. En ce qui concerne les modifications de stratégies de production, il est encore trop tôt pour le dire. Va-t-on vraiment relocaliser ? Il y aura aussi un coût écologique à la relocalisation de l’industrie pharmaceutique par exemple. A notre petit niveau nous pouvons modifier certains comportements comme les achats de textiles provenant de Chine. Dans certains pays en développement on peut en effet se faire confectionner un vêtement en très peu de temps. On nous a dit aussi que les couturières travaillaient toute la nuit pour nous les donner le plus rapidement possible. Cela nous avait choquées. Mais est-ce plus choquant que d’acheter pour quelques euros des T-shirts produits à la chaine en Chine ?

  11. Oui, il faut relancer la machine économique, mais surtout la relancer autrement. Favoriser le local, repenser les conditions de travail, le partage des richesses. C’est le moment de tout remettre à plat.

    1. Attendre et voir ce que les mesures qui seront prises dans les mois à venir vont vraiment changer.

  12. Comme j’arrive bien après la bataille, je ne peux que déplorer que bien peu de choses aient changées ! Les parking des super marchés sont pleins, les gens font la queue devant les magasins de mode « fast-fashion » (qui ont réduit leurs horaires ce qui me semble incompréhensible), les gens rêvent de voyages à l’autre bout du monde, les drives de fast-food n’en parlons pas … je crois que ceux qui étaient déjà convaincus qu’il fallait un changement le sont encore plus mais qu’une infime partie de ceux qui ont consommé local car ça les arrangeait conservera ces habitudes … deux mois c’est trop court pour faire évoluer les mentalités !!
    C’est comme les promesses du gouvernement, beaucoup de belles paroles vont s’envoler !

    1. En effet, deux mois ont paru longs à certains mais c’est trop court pour vraiment changer. Tout le monde s’est plus ou moins bien adapté de façon raisonnable pendant cette période mais les mauvais comportements et habitudes reprennent vigueur, dirait-on !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.