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[Expo] Margiela chez Hermès

Nous avons pu voir l’exposition « Margiela, les années Hermès » au Musée des Arts Décoratifs de Paris juste avant qu’elle ne se termine.

Pour être sincères, en tant que non habituées de la maison Hermès, nous n’avions pas souvenir de cette collaboration. Nous connaissions Martin Margiela par son appartenance, dans les années de notre jeunesse (70/80), au groupe avant-gardiste des créateurs flamands, les Six d’Anvers, avec, entre autres Dries Van Noten et Ann Demeulemeester. Plus modestement, il est encore présent chez nous à travers son eau de toilette « Untitled »  que nous aimons pour son originalité, harmonie de feuillages et de fleurs de jasmin sur fond de musc, de cèdre et d’encens.

« Entre déconstruction novatrice et luxe intemporel », c’est pour nous la meilleure définition de ce que nous avons vu de cette expo qui opposait sur fond orange les créations pour Hermès et sur fond blanc celles plus transgressives de la Maison Margiela.

Déconstruction et luxe dans l’idée de la surjupe qui « ferme » une robe droite en la transformant. Surjupe en cuir ou tissu identique à la robe, courte ou longue.

Ou encore la superposition de manteaux de différentes matières : laine, cuir, voile…

Innovant, paraît-il, d’après la guide de l’expo, bien que sur une idée ancienne, le concept de « vareuse ». Avec un grand décolleté en V qui ne baille pas, prouesse du couturier. Elle peut être en cachemire pour l’hiver ou en coton pour l’été. A porter sur un pull (en cachemire lui aussi, bien sûr, comme le manteau) ou sur un chemisier blanc. La classe !

Classe et sobriété dans ces ensembles camel sur fond orange, symbole de la grande maison de sellerie.

Un peu plus de subversion dans une tendance masculin-feminin

ou cet ensemble : la veste de smoking en fibre synthétique garnie de facettes miroir de boules disco comme les escarpins, le tout surdimensionné (oversize). 

A notre humble avis les volumes oversize sont à éviter en dessous d’1,75 m !

Subversion aussi dans le refus de produire des foulards Hermès. Au fameux carré de soie imprimé dans le style de la maison, il oppose le losange uni, jusqu’à en faire un haut à part entière.

Comme tout défilé, l’exposition se termine par la robe de mariée… sous celle-ci on voit apparaître un pantalon noir.

Hermès ou Maison Martin Margiela ?

Et vous, êtes-vous plutôt classique ou avant-garde ?

12 Comment

  1. Je ne connaissais pas du tout la Maison Margiela, merci de me la faire découvrir. Je trouve les modèles présentés certes classiques, mais aussi très austères. Pas ma tasse de thé, comme on dit !

  2. Spontanément, j’irais plus vers les expos de peinture. Je ne sais pas trop apprécier le travail de la mode,
    Hermès, c’est le nom de notre chien, je prononce le mot 20 fois par jour, une forme d’hommage quand même !

    1. Nous aimons nous aussi les expos de peinture mais, bien avant le MUCEM, nous avions un Musée de la Mode à Marseille, maintenant fermé, où nous avions pris l’habitude d’aller. Nous avons la chance de pouvoir voir presque toutes les expos du MAD de Paris qui sont, en général, très réussies.

  3. J’aime beaucoup cette sorte de poncho noir sur pantalon blanc. Je trouve cet ensemble terriblement élégant (classique donc pour répondre à votre question les Matching) et je me vois bien en Hermès!! ^^

  4. A part la cape/foulard, je trouve cette mode austère voire triste.
    Gris, beige, marron ne font pas partie de « mes » couleurs.
    Classe peut-être mais un peu sinistre et à moins de culminer à plus d’un mètre 70 ; importable.
    Bon dimanche.

    1. De beaux basiques dans de magnifiques tissus mais difficilement portables pour tous les jours, nous sommes d’accord, même si l’une de nous culmine à plus d’1,70 m ! 🙂

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