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[Cinéma] Everybody Knows

A l’occasion du mariage de sa soeur, Laura revient avec ses enfants dans son village natal au coeur d’un vignoble espagnol. Mais des évènements inattendus viennent bouleverser son séjour et font ressurgir un passé depuis trop longtemps enfoui.
« Everybody Knows » fait partie de la compétition officielle du 71e Festival de Cannes, dont il fait l’ouverture. On peut avant tout s’étonner du choix d’un titre anglais pour le film d’un iranien qui se passe en Espagne avec un casting espagnol ?
Ça commence comme « À propos d’Elly« , un des films d’Asghar Farhadi que nous préférons. Des personnages se retrouvent pour passer une bon moment ensemble. Week-end au bord de mer pour Elly, mariage pour Everybody Knows… puis quelqu’un disparaît et tout bascule. La fête tourne au cauchemar, les jalousies, les rancœurs, les non-dits montent à la surface. On s’aimait, on se déchire.

Alors que dans Elly le mystère de la disparition reste entier, ce qui est un des charmes du film, ici on sait à la fin qui a fait le coup et c’est même un peu téléphoné, presque dès le début, ce qui en fait un thriller beaucoup plus banal. Le couple-star Penélope Cruz-Javier Bardem a tendance à surjouer, surtout au début. L’argentin Ricardo Darin, un acteur que nous apprécions beaucoup, parait sous-employé.

Pourtant les images du directeur de la photo José Luis Alcaine sont très belles, la bande-son et les danses reflètent bien l’ambiance d’un mariage espagnol dans un petit village de campagne. Le monde paysan et son ancrage à la terre,  en partie responsable du drame, donnent de la profondeur au récit.

Asghar Farhadi explique qu’il a choisi l’Espagne car les espagnols sont très proches émotionnellement des iraniens, cependant nous continuons à préférer les films qu’il a tournés en Iran.

Fans d’Asghar Farahdi déçues !

12 Comment

    1. Même si ce n’est pas un chef-d’oeuvre, ce film vous fait faire un petit tour en Espagne…Nous hésitons encore pour l’autre film…

  1. Ah je ne suis pas d’accord. J’ai été captivée de bout en bout. J’ai trouvé la tension constante.
    Et Javier ne surjoue pas. Penelope est « obligée » de pleurer… moi je crois que je grifferais les murs en m’y tapant la tête contre… entre autre surjeu 🙂

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