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Pour les femmes mais pas seulement...
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[Voyages] De retour – 3

Nous avons profité des longues traversées d’un parc à l’autre pour saisir quelques instants de la « vraie vie » – villages, échoppes et marchés sur le bord de la route. Nous avons croisé très peu de voitures privées, les tanzaniens semblent se déplacer surtout en bus de toutes tailles Nous avons cherché en vain des voitures françaises ; à part quelques Peugeot d’un autre âge, le marché a été conquis par les marques japonaises.

Vêtements traditionnels et européens se côtoient.

Des marchés sont organisés chaque jour dans un village différent. Au bord de la route, à même le sol, on vend un peu de tout.

Dès le matin, les Massaïs vendent le lait de leurs troupeaux au bord de la route. Avec l’argent récolté, ils vont ensuite au marché du jour acheter d’autres produits.

Ils se déplacent à pied ou à vélo, les hommes ne se séparent jamais de leur bâton.

Pendant que les enfants gardent les troupeaux et les femmes transportent le bois et l’eau, les hommes ne font rien ou arpentent les champs avec leurs chaussures typiques.

Ce n’est qu’en cachette que nous  avons photographié leurs longues silhouettes qui, après l’étonnement du premier jour, nous sont devenues familières.

Nous n’avons pas souhaité faire la visite d’un village, en fait un ensemble de huttes, pour ne pas tomber dans le tourisme à Bakchich. Nous nous sommes contentées de quelques instantanés pris du 4×4. Pourtant, nous aurions aimé voir de plus près ce peuple que l’on dit si fier et encore ancré dans ses traditions ancestrales, comme la pratique de la circoncision pour les garçons (qui donne lieu à une fête) et de l’excision pour les filles (pas de fête pour elles !). Les conditions dans lesquels ils vivent en tant que pasteurs nomades les éloignent des tentatives de modernisation des gouvernements qui se sont succédé depuis l’indépendance en 1964.

Nous avons fait quelques achats, des épices, du café et du thé sur les marchés à Zanzibar, mais aussi quelques petits bijoux sur le continent. Bien sûr, le marchandage est de rigueur, cela fait partie du jeu et de la culture, mais, même si les tarifs sont souvent doublés,  cela fait toujours bizarre de jouer à ce jeu-là avec des gens qui ont un niveau de vie bien inférieur au nôtre.

Nous avons privilégié les coopératives pour favoriser les artisans locaux.

L’art de la coiffure, plus éphémère, est tout aussi admirable !

A suivre…

 

 

31 Comment

  1. C’est bien de ne pas tomber dans le voyeurisme, mais de s’intéresser. La frontière est parfois très fine. J’aime bien vos bijoux.
    Le café devait surement être très bon.

    1. Assez près des routes, nous avons vu à plusieurs reprises des Massais exécuter leurs danses rituelles devant des touristes en 4×4 et nous n’avions vraiment pas envie de participer à ce spectacle.

  2. Clairement c’est bizarre de marchander mais il est normal aussi de payer un prix à peu près normal ( bien que largement au dessus du prix pour les habitants). En Asie j’avais du mal au début, et puis j’ai ensuite négocié à chaque fois car j’avais l’impression qu’il était écrit pigeon sur mon front 🙂
    Merci pour ce reportage !

    1. Nous aussi, les premières sommes annoncées étaient tellement élevées que nous avons dû nous résoudre à marchander 😉

  3. cette partie de votre reportage photos était attendue pour donner une vision d’ensemble de ce voyage, vous vous en êtes très bien sorties , la présente humaine donne un caractère vivant à l’ensemble . Bravo!

    1. Cette partie du voyage était très importante pour nous. Nous aurions bien aimé approcher encore plus les personnes et parler avec eux. Ils étaient tellement souriants !

  4. Magnifique la photo de la jeune femme à la fin de votre article. Était-elle d’accord pour être photographiée ?

    1. …comme dans bien d’autres coins du monde, l’Inde, le Maroc…Nous avons d’ailleurs été très peu importunés par des mendiants, bien moins qu’en France, un paradoxe !

  5. Je ne connais pas ce pays mais nous avons des amis qui vont souvent au Sénégal. Ils partent avec des vêtements et quelques jouets qui font le bonheur des enfants.
    Nous avons également un ami qui fait partie d’une association pour développer la vente du beurre de karité. Il dit que la télévision est arrivée dans les villages africains. les ados regardent ‘Hélène et les garçons’ et ce genre de séries. Du coup, ils ont une vision déformée de la France. Ils pensent que les jeunes font des études faciles, font de la musique et ouvrent les frigos toujours pleins. Difficile de leur faire comprendre que ce n’est pas si simple.

    1. C’est le mauvais côté de la télévision ; en Allemagne, avant la chute du mur, quelques-uns de l’Ex RDA réussissaient à regarder la télé de l’ouest en cachette. C’était pareil, à travers les publicités, ils ont toujours cru qu’à l’ouest la vie était très facile et que tout le monde était riche. Le réveil fût dure !
      Merci pour ce témoignage et bon weekend

    1. Et pourtant, la curiosité ne manque pas ! Mais c’est déprimant de voir une telle mentalité, du côté des indigènes mais aussi du côté des touristes. Notre guide était formidable, il n’a même pas essayé de nous proposer une telle visite !

  6. C’est difficile de trouver l’équilibre entre une rencontre véritable avec un peuple et le côté voyeur. je crois qu’il faudrait vraiment s’aventurer seul et hors circuit pour aller vers ce peuple Massaï. J’ai eu ce sentiment en Thaïlande avec les femmes girafes j’ai détesté que ce village soit un zoo humain même si cela les fait vire … tout un paradoxe …
    Sinon, Zanzibar, rien que ce nom fait voyager … j’y pense chaque fois que le le lis alors merci de nous faire partager votre beau voyage 🙂

    1. Nous étions déjà suffisamment spectateurs, nous dans notre 4×4 alors qu’ils étaient à pied sur les routes ou gardaient les troupeaux sur le bord du chemin ! Zanzibar : du rêve à la réalité 😉

  7. Leur vie est si différente de la notre , ils n’ont pas du tout les mêmes besoins car ils ne connaissent pas notre superflu !
    Le peu que l’on donne leur fait tellement plaisir .
    Nous avions rencontré la tribu himba , et avions acheté des bijoux de leurs fabrications, que nous avons très peu marchandés car déjà pas très chers .
    Nous sommes dans un autre monde là bas …

    1. Le décalage du niveau de vie s’est fait sentir tout le long du voyage, mais nous avons rencontré très peu de mendicité, bien moins que dans nos rues !

  8. Bonjour Matchingpoints, merci pour ce compte rendu intéressant. J’aime beaucoup le visage souriant de la jeune femme (première et dernière photo). Bonne après-midi.

    1. Nous aurions aimé découvrir encore plus, mais il aurait fallu plus de temps, comme toujours lors des voyages.

  9. Très bonne idée de faire un billet consacré à l’humain.Découvrir le mode de vie de la population du pays que je visite est une priorité pour moi mais c’est vrai qu’il n’est pas facile de trouver la bonne attitude pour ne pas tomber dans le voyeurisme. En ce qui me concerne, j’apprécie, quand c’est possible, d’être hébergée chez l’habitant. Il y a certes moins de confort, mais cela procure à la famille un petit revenu et en plus, on peut partager de nombreux moments privilégiés. Pour être un peu plus futile, je jalouse les beaux bijoux que vous avez négociés 😉 Et cette coiffure est splendide!

    1. Habiter chez l’habitant est la meilleure formule, on côtoie ainsi la vraie vie. Pas sûr que ce soit si facile que ça là ou nous étions. Dans les parcs surement pas, puisque personne n’a le droit d’y habiter. Nous étions donc condamnés 🙂 à vivre « Out of Africa » et honnêtement, nous le regrettons pas !
      Bonne journée

  10. Ce sont bien les rues d’Arusha que j’ai vues. En réalité les Masai demandent à être payés pour être photographiés et vendent également des pierres semi-précieuses, vraies ou fausses…. C’est pourquoi ils sont souvent en groupe dans les rues, pour inciter le touriste imprudent qui pense les photographier gratis à donner des dollars. Je ne plaisante pas!
    Mais c’est un juste retour des choses…
    Peu de voitures individuelles, des mini-bus et beaucoup de motos-taxis, très couramment employées.

    1. Nous n’avons justement pas voulu payer pour les prendre en photo – peut-être c’est les priver d’un revenu…? De même pour nos autres voyages, nous avons toujours préféré photographier les vrais gestes et mouvements.
      Nous attendons vos photos…

  11. Comme je vous comprends. C’est toujours dérangeant d’aller observer les gens comme on regarderait des animaux dans un zoo. En fait, on ne voit rien, qu’une façade pour touristes et l’on en sort très mal à l’aise. Les bijoux sont très beaux dans leur pureté graphique. Et ces masais, quelle allure. Je vais relire La Ferme africaine de Karen Blixen une fois de plus pour retrouver ses descriptions de ce peuple de pasteurs guerriers. Et le Lion de Kessel aussi. J’ai des envies d’Afrique avec vos billets magnifiques.

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