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Culture Lecture

[Lecture] Kaiken – Jean-Christophe Grangé

On se laisse parfois aller à lire des page-turner à succès vendus à des millions d’exemplaires qui se révèlent curieusement insipides. C’est le cas d’ « Une dernière danse » de Victoria Hislop, pénible et interminable récit sur la guerre d’Espagne (combien de documentalistes ont dû œuvrer pour permettre de remplir autant de pages ?), fade et inutile répétition de ce que l’on a déjà lu (Hemingway, Bernanos), vu (« Mourir à Madrid »). Rien à voir avec les illustres prédécesseurs !

Quitte à lire un roman facile autant passer un bon moment avec un polar. Nous venons de découvrir Jean-Christophe Grangé, qu’en fait tout le monde connaît (sauf nous, donc) puisqu’on a tiré le film « Les rivières pourpres » de son roman homonyme.

Ce gros thriller de 540 pages est divisé en deux enquêtes qui se recoupent plus ou moins. Le héros, un policier qui a vécu une enfance difficile, se trouve confronté à un tueur en série qui a la particularité d’éventrer des femmes enceintes, d’où son surnom d’Accoucheur. Le début est donc assez sanguinolent mais l’auteur ménage des pauses entre les scènes gore tout en maintenant un suspens haletant. Le deuxième intérêt du roman est la fascination du policier pour le Japon. A signaler que Kaiken est le nom d’un poignard japonais avec lequel les femmes samouraïs se tranchaient la gorge. Il a épousé une japonaise qui vient de demander le divorce. La deuxième partie du livre et le deuxième suspens se déroulent au Pays du Soleil Levant, sous des trombes d’eau, ce qui donne lieu à quelques morceaux de bravoure, dont la scène du dénouement (dénouement un peu trop attendu malgré tout).

Plusieurs intrigues se mêlent : pathologies psychiatriques, mésentente conjugale, secrets inavouables… Un ensemble bien mené soutenu par un style dont la qualité nous a étonnées ainsi que la documentation sur les traditions nippones.

Un roman addictif qui nous a tenues en haleine de bout en bout, responsable d’au moins trois nuits d’insomnie !

30 Comment

  1. Ahha j’aime bien cette pensée pour les documentalistes…
    De Grangé, je n’ai lu que le premier « les rivières pourpres », et rien d’autre.

    Si vous voulez des polars qui font passer des nuits blanches, je vous promets des posts très bientôt sur mon blog, quand je serai sortie de la grippe qui succède à une grande fatigue!
    Bon dimanche

  2. J’aime beaucoup les polars de JC Grangé mais c’est un poil trop violent pour moi ! Ceci dit, l’intrigue est toujours superbement ficelée !
    PS : pour le Victoria Hislop, j’ai bien aimé son livre « L’île des oubliés », l’avez-vous lu ?

    1. Nous avions entendu parler du succès de  » L’île des oubliés » mais on nous a offert « Une dernière danse », nous avons donc commencé la découverte de cet auteur par là, ce qui ne nous engage pas à poursuivre si les autres romans sont aussi bavards et dénués de style personnel. Nous n’aimons pas non plus les polars trop violents.

  3. Bonjour Matchingpoints, de Grangé, je n’ai lu que Les rivières pourpres et ça m’avais suffi. Pas emballée plus que cela. Mais pourquoi pas lire Kaïken, peut-être un jour… Bonne journée.

  4. Je reconnais que les romans de Grangé sont passionnants mais comme Laurence, je les trouve un peu trop sanglants et violents. Je ne les lis jamais quand je suis seule à la maison, c’est vous dire ! Bonne semaine !

  5. J’aime cet auteur, je vais le laisser tenter une bonne lecture pour les beaux jours! Bonne fin de soiree a vous

  6. Hello les Matchinpoints

    Jean-Christophe Grangé, je pourrais vous en parler pendant des heures car j’ai lu absolument tous ses livres et que c’est juste vertigineux. C’est violent c’est vrai mais ultra bien construit et instructif car toujours très documenté. Je me suis régalée avec son dernier opus (aussitôt paru, aussitôt lu) : Lontano, qui est formidable, J’attends la suite avec impatience.
    Que faut-il lire de Grangé : TOUT !
    Tout simplement.

  7. Grangé est mon auteur de thrillers favori, je n’en manque pas un de lui et je viens d’apprendre grâce à vous qu’un nouveau était sorti, il va falloir que je me le procure. J’aime ses ambiances très glauques, souvent au bord de l’horreur et à la limite du psychiatrique (enfin limite pas vraiment).
    Pour Victoria Hislop, je n’ai lu que l’île des oubliés comme Laurence, et j’avais adoré tout simplement parce que l’histoire se passe en Crete et j’étais en vacances sur les lieux, donc je me suis trouvée emportée par l’histoire,l’ambiance en retrouvant les lieux précis durant mes visites.

    1. Depuis la lecture de « Kaiken » nous avons poursuivi avec « Le vol des cigognes », vous avez raison ce n’est pas vraiment limite psychiatrique ! 🙂

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