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Poil à gratter

[Poil à gratter] Toujours d’actualité…Les kids et la rentrée

En feuilletant les magazines, nous avons envie de rediffuser ce post, déjà publié en septembre 2012, mais toujours d’actualité. Nous avons juste renouvelé les photos.

C’est la rentrée, pour tout le monde, pour les enfants à l’école, ou est-ce la rentrée pour les enfants à la mode ?

C’est trop mignon d’habiller les petits garçons et les petites filles, de leur trouver des vêtements pratiques et jolis en même temps. On se régale. Mais nous ne sommes pas prêtes à habiller un enfant en Burberry ou en Gucci dans la vie de tous les jours – même nous (et pourtant ce n’est pas l’envie qui nous manque !) nous ne sommes pas habillées ainsi ; c’est réservé à quelques Happy Few !

Ce que nous voyons dans les magazines nous agace vraiment. ELLE ou L’EXPRESS Styles, pour n’en citer que deux, nous offrent des pages et des pages remplies de petits êtres angéliques et hyper-sophistiqués, pour ne pas dire déguisés. Quand les enfants le font eux-mêmes, en fouillant dans les malles, en piquant le rouge à lèvres ou les chaussures à talons de Maman, c’est un jeu, c’est normal. Mais pourquoi leur imposer cette pression de la mode ? On le sait pourtant, les enfants d’aujourd’hui sont sensibles aux marques, alors si dès le départ, pour se faire plaisir, on les habille ainsi, que feront-ils plus tard ? L’enfant est devenu une cible du marketing, d’ailleurs on les appelle les « kids », ce terme semble nous renvoyer aux manuels d’économie ! La première cible des produits pour les tout petits kids sont les parents, plus tard ce sont les kids qui choisiront eux-mêmes les différents articles. C’est de toute évidence un marché porteur et les stylistes pour tous les budgets s’y sont tous mis !

Le petit enfant doit rester enfant. Il a le droit de se salir, de se râper les genoux, de porter donc des vêtements à cet usage et non pas être un porte-manteau pour le plaisir du monde adulte. Ça aussi c’est un droit à l’enfance.

Ce que nous avons déjà observé chez des enfants de stars semble se dessiner pour le « next door kid » ; il va être stylé très jeune dans le genre chic ou branché ou même ordinaire selon l’entourage. Un adulte en miniature !

Et bien sûr lors de la rentrée 2015, à la crèche ou à la maternelle, les STAN sont de rigueur  !

 

 

26 Comment

  1. Vous avez totalement raison.Un enfant à le droit de se salir, d’avoir les genoux vert et faire de la peinture. C’est pourquoi je préfère les vêtements facile à entretenir.

    1. Que les stylistes lisent votre commentaire ! Pourquoi pas un joli vêtement pour les « sorties », mais le reste devrait rester pratique et pas cher…Bonne journée

  2. le mien a souvent porté les soldes de chez Carrefour et pour la vie d’un enfant (surtout un garçon) , c’était bien suffisant ! Le nombre de fois où il est rentré avec le genou arraché alors qu’il portait un pantalon tout neuf! Effectivement, tout cela est ridicule et je n’ai jamais sombré dans ce genre de penchant…D’ailleurs, aujourd’hui, ce qu’il recherche, c’est l’originalité et non pas la marque!

  3. Et ce billet sera toujours d’actualité dans 5 ou 10 ans. Il y a longtemps, sans doute, que ces stylistes n’ont pas mis les pieds dans une école. Pour les enfants, il faur du pratique. Heureusement qu’il nous reste Vert Beaudet

    1. D’ailleurs, les stylistes ne se mettent pas non plus dans la peau d’une femme, pas souvent en tout cas, alors les enfants et le côté pratique ?

  4. Comme je suis d’accord avec tous ces principes !
    Pourtant, j’ai tenté dans l’éducation de mes enfants de ne pas les rendre accro aux marques, j’ai reussi pour la fille mais pas pour le garçon. Ils n’ont jamais pourtant porté de marques étant petits. Les seuls vêtements un peu « tendance » pouvaient être des tee-shirts à l’effigie des personnages Disney ou bien c’était leur mamie qui leur tricotait un pull avec un schtroumpf ou un mickey :).
    Pourtant, mon fils qui a 20 ans maintenant ne jure que par Zara, les fameuses Stan et d’autres choses dont je ne pourrais rapporter les noms car je n’y connais rien 🙂

  5. Quand je vois des mamans hurler au parc dès que leurs chérubins salissent leurs vêtements de marque, je me dis que Canaillou doit être bien content avec son jean et son t-shirt ! Vous avez raison, c’est ridicule…

  6. Moi j’ai également privilégié le confort (d’ailleurs sauter dans les flaques avec bottes de pluie – qu’elles appelaient « bottes de vieux fermier » – a toujours été un truc que je les incitais presque à faire (certainement parce que j’en avais été moi-même privée étant petite …Dr Freud à l’aide !)
    Mais en grandissant, elles ont adopté deux tendances opposées: la fashion qui bosse dans la mode et la cool-hippie-écolo étudiante et engagée politiquement…
    Bisous !

    1. Elles ne sont donc pas traumatisées par leur enfance et les vêtements « confort », bien au contraire, elles ont du s’éclater ! Bonne soirée

  7. Je me pose les même questions à chaque rentrée où quand je lis les pages « spécial enfants » en cours d’année … mais qui peut se payer ça ? Je n’ai rien contre de belles pièces de temps en temps mais là, si jeune, toute cette panoplie, c’est totalement ridicule à mon sens !

    1. On se le demande vraiment en regardant les prix ! Nos enfants avaient aussi un joli vêtement pour une fête, un repas de famille ou autres occasions, pour marquer le coup, mais tout ça n’était pas comparable. Parfois ça frôle l’indécence.

  8. Le mien n’a jamais eu de marques, même pas les Converse qu’il réclamait (il a eu des t-shirts mais pas les chaussures!) et aujourd’hui, il a son style, porte pas mal de chapeaux (que je lui fournis) mais n’est toujours pas marques…
    J’avais même trouvé sur ebay une combi de ski un peu antique à 2 euros! Pour une saison ça suffisait bien…
    Cela étant, quand on gagne beaucoup d’argent, on habille ses enfants comme soi. Les marques que vous citez ou d’autres, tout aussi chères….

    1. Mais il arrive aussi que les gens se privent pour payer les beaux vêtements aux enfants – une satisfaction et une vitrine pour eux !

  9. Lenfance passe si vite qu’il est dommage de la gâcher en étant habillés com’me des poupées ou des reproductions de mini adultes, mettre des fortunes en vêtements qui ne diront quun dejeUneR de soleil vu comme ils grandissent vite et dans lesquels ils ne pourront bouger ou se salir cest une vitrine pour soi et les autres… On peut être bien habillés sans ces marques de luxe…
    Bon week-end

  10. Une anecdote:Je suis rentrée dans un magasin pour habiller mon fils,une fois chez Catimini. Des parents voulaient acheter une tenue pour leur fils, pour le spectacle de fin d’année de leur travail à ce que j’ai compris. C’était donc en decembr, il faisait donc froid, et les parents étaient en pull. mais Pour paraître à travers leur l’enfant, ils allaient Dépenser une somme qui leur Aurait permis d’habiller leur fils pour la saison entière. Et je parie qu’ il n’a pas rentabilisé ces vêtements car trop différents de ce qu’il mettait habituellement.
    J’habillais beaucoup mon fils chez Cyrillus, car bon rapport qualité prix sans être déguisé. Aujourd’hui, il ne porte pas de marques, il s’en fiche.

    1. C’est presque indécent lorsque les parents se « sacrifient » pour habiller leurs petits, pour le paraître comme vous le dites si justement ! Auraient-ils dépensé autant pour des livres ? Peut-être pas. Ces enfants, pourront-ils continuer ce train de vie vestimentaire ? Surement pas ! Merci pour cette anecdote et bon week-end

  11. En effet, je peux dire qu’ayant été élevé par une maman qui me voulait toujours impeccable du style robes à smocks faites mains par les carmélites et chaussures à barrettes, petits manteaux à cols de velours comme ceux des enfants de la reine d’Angleterre, je ne rêvais que d’une chose : les salopettes de mes copines et leurs bottes en caoutchouc (alors que j’en avais en cuir avec l’interdiction de sauter dans les flacs). Bref, j’ai été beaucoup plus cool avec ma fille même si je me suis un fait un ou deux petit plaisirs. Je trouve ridicule ces enfants de stars qui sont montrés avec des talons ou des mini sacs hors de prix, seront-ils heureux plus tard quand on voit le nombre de ces mêmes enfants qui ont des destins brisés.

    1. Les enfants de stars ont rarement une vie normale. Certains profitent de leur statut de fils de… ou fille de… et se « casent » dans le showbiz (voir les récentes critiques sur les blogs concernant les pubs mettant en scène Charlotte Gainsbourg et sa fille, déjà propulsée dans le business), d’autres assument difficilement la célébrité de leurs parents et ont du mal à se réaliser individuellement.

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