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[Actualité] Valérie T. : Le Kleenex c’est moi !

 

Nous empruntons ce titre au magazine allemand DER  SPIEGEL pour ce post que nous publions avant que le livre qui a fait le buzz pendant quelque jours éclate comme une bulle de savon et qu’il n’en reste pas grand chose sauf une méfiance accrue envers les politiques.

Tout le monde le sait déjà avant de le lire : c’est le Livre de la vengeance d’une femme trompée et humiliée. Toute femme trompée peut se reconnaitre : mensonge, souffrance, vexation et humiliation mais ici l’humiliation fut « planétaire ». Livre de dénonciation mais aussi tentative de justification. Justification d’un comportement de femme jalouse, passionnée, follement éprise d’un homme qui, une fois au pouvoir, se détache d’elle, la méprise, la rudoie et la trompe.

Les « fans » de Hollande la traiteront d’hystérique, ses adversaires auront la confirmation qu’il s’agit bien d’un homme arriviste, égoïste, macho, versatile et menteur. Nous ne voulons pas prendre parti mais dès les premières pages, nous avons été atterrées par la pauvreté du style, une prose indigne d’une journaliste qui écrit dans un magazine à gros tirage et, comble d’ironie, en tant que critique littéraire !

Nous vous livrons quelques unes des perles qui jalonnent l’essai et aboutissent souvent à un ridicule que nous qualifierons d’involontaire.

Tout d’abord ce qui a inspiré notre titre : « Je pleure comme rarement j’ai pleuré… L’un des maîtres d’hôtel me glisse un paquet de mouchoirs. Mais c’est moi le kleenex qui vient d’être jeté à l’instant ».

La tentative d’apitoiement passe par le récit de nombreuses crises de larmes. Elle pleure beaucoup et partout. Dans la rue, en voiture, dans la chambre, dans la cuisine, souvent dans les salles de bain où elle avale parfois une plaquette entière de somnifères devant François (forcément ! Sinon aucun intérêt !) qui d’ailleurs partira, indifférent, en la laissant cuver ses comprimés.

Heureusement, précise-t-elle opportunément, elle a toujours son anti-cernes à portée de la main, même lors d’un déplacement à Haïti où elle pleure beaucoup, dévastée par les promesses non tenues de François. Au pays de la dévastation sismique rien de plus normal !

Le souci de précision dans le détail la conduit à des rapprochements malheureux. En 2007, en vacances en Grèce « nous nous comportons comme deux adolescents en parcourant les îles sur des scooters de location et nous roulons sans casque » ! François a été plus soucieux du code de la route quand il rejoignait Julie !

Passons sur les échanges d’une rare banalité, de platitudes et de dialogues creux, qui font toujours quelques lignes de remplissage par page, et apprécions l’art subtil de la comparaison : « Je suis comme une accidentée qui cherche à éviter tout ce qui lui rappelle l’accident. ». Lorsqu’elle est l’objet de rumeurs durant la campagne présidentielle elle rentre chez elle « faire tourner [mon] lave-linge comme s’il fallait nous nettoyer de toute cette fange. ». Version moderne de  l’eau lustrale : elle se trouve dans la machine à laver !

Quelques morceaux de bravoure d’autosatisfaction tournent autour de son comportement de femme (épouse) admirable, fille, belle-fille dévouée, mère attentive. Son rôle à l’Élysée s’est limité à son abnégation exceptionnelle envers les pauvres, les opprimés, les vaincus. « J’aime me souvenir de cette journée fériée (il est bon de préciser qu’elle travaille le dimanche!) que nous avons passée avec mon équipe à remplir des cartons…pour le Mali…Ce jour-là, Catherine, Marina, Monique, Carole et moi sommes à genoux, à même le sol dans « le couloir Madame » et dans une joyeuse ambiance. Je ne suis pas certaine qu’une autre première dame avant moi ait été vue dans cette posture. » Édifiant !

Après le narcissisme, passons au mélo. La scène du premier baiser échangé avec François : « Quelque chose d’indicible, digne d’une scène de cinéma. Un baiser comme je n’en avais jamais reçu jusqu’alors, un baiser retenu depuis longtemps, en plein carrefour. » (Apprécions également la chute !). La scène de ménage : « Un soir, je prends François entre quatre yeux : – Jure-moi sur la tête de mon fils que c’est faux et je ne t’en parle plus. Il jure sur la tête de mon fils… ». Laissons de côté les nombreux passages où elle revient sur ses origines modestes. Fille d’une famille nombreuse de la ZUP (« pas jojo » selon François), Cosette, comme il la surnomme gentiment (ça c’était avant les « sans dents!), a su se hisser si haut qu’elle fréquente les puissants mais reste complexée à jamais, rejetée par ce monde élitiste (qu’elle connaît, soit dit en passant, depuis sa jeunesse en tant que journaliste invitée plusieurs fois à l’Élysée avant 2012) .

Nous ne pouvons éviter de nous interroger.

Comment une journaliste qui a atteint, soit disant, un certain degré de notoriété dans sa profession peut-elle écrire de telles platitudes ? La réponse est involontairement dans son livre : « Un bon journaliste est un journaliste qui a de la chance, c’est tout. » C’est ce que lui a dit son premier rédacteur en chef au début de sa carrière. Prémonitoire ?

Comment peut-on arriver si près du pouvoir dont on sait qu’on ne l’obtient pas sans mensonge ni compromission et se comporter, penser, écrire comme une midinette ?

Calcul ? Mauvaise foi ? Elle se décrit comme une femme de gauche idéaliste qui découvre à l’Élysée un monde impitoyable de mensonges et de trahisons. A qui va-t-elle faire croire que pendant les 18 ans où elle a été journaliste politique, ce qui est sa fierté, elle n’a pas eu à constater les turpitudes des hommes politiques ? Vraie femme de gauche contre la gauche caviar ! Ne la stigmatise-t-elle pas cette gauche « bien bobo » que parce que François fréquente la famille de médecins et d’antiquaires de Julie dans leur château XVIIème, « où tout le monde vote à gauche mais ne connaît pas le montant du SMIC » ?

Elle recherche l’empathie, la sympathie du plus grand nombre pour inciter à adhérer à ce règlement de compte. Est-ce pour cela qu’elle a adopté ce style primaire digne d’un roman de 4 sous ? Elle flingue tout azimut, la charge de dénonciation est lourde et répétitive. Livre d’une hystérique ? Ou au contraire style calculé pour toucher le plus grand nombre d’acheteuses ?

C’est sous ce style empreint de niaiserie qu’elle tente de commettre un attentat politique ciblant la crédibilité de Hollande, ses ménages à trois et ses histoires d’alcôve à répétition.

Cet essai n’est pas minable parce qu’il essaie de démystifier un homme indécis, lâche et menteur (qui ne l’a peut être pas volé) mais parce que l’écriture en est souvent grotesque, ravalée au rang de roman Harlequin, d’Amour, Gloire et Beauté à l’Élysée, dégoulinant de jérémiades, de fausse naïveté, de fausse modestie et de faux bons sentiments. En voulant discréditer un président, en détruisant définitivement la séparation entre vie privée et politique, elle se discrédite elle-même y compris, et à notre avis surtout, professionnellement.

Elle précise à plusieurs reprises qu’elle n’avait aucune influence sur les décisions présidentielles. On espère qu’elle dit vrai !

50 Comment

  1. Vrai tout ce que vous dites sur ce livre. J’ai réussi à en lire 70% pour cause de retard d’un train l’autre jour. J’ai l’ai reposé mi goguenarde, mi affligée… affligée pour elle car comme vous dites, elle est journaliste… littéraire.
    Je voulais en faire un billet que je ne ferai pas car plus envie de bloguer. J’ai rangé ma plume.
    J’ai lu autre chose sur la pile à côté à Montparnasse « les invasions quotidiennes » de Mazarine Pingeot complètement passée inaperçue. C’est une petite comédie « fillosophique » comme on dit dans la blogo. C’est marrant, c’est léger mais c’est diablement bien écrit ! Oui mais si son père c’est aussi François, ce n’est pas le même et je crois que celui-ci aurait été sans pitié avec Valérie T…..

    1. Le style est en effet affligeant, elle n’a reculé devant aucun des plus mauvais clichés. Vous avez pu le constater au moins sur les 70% du livre.

  2. Et bien Mesdames, bel exercice de critique « littéraire », merci à vous pour ce point de vue très intéressant sur un livre que donc définitivement je ne lirais pas!
    Je déduis à vous lire que les meilleures morceaux du livre (un peu comme les spots publicitaires pour les mauvais films) sont ceux distillés pour le faire vendre dans la presse et à la TV… le reste n’est que délayage et mauvais roman de gare… La rencontre, leur idylle ne nous intéresse guère, nous en savons déjà tout et même trop… la dame était jalouse, pas gentille avait piqué le mari à une autre elle devait bien pensé qu’un jour peut-être l’homme volage… mais cela relève de la vie privée! avec ce qu’il en a été dit, finalement nous savons l’essentiel et c’est ce qu’il faut retenir: entre autre qu’un président de gauche se moque des pauvres et il aura beau crier et écrire que c’est faux que sa vie entière a été consacrée à eux… le terme des sans dents lui restera attaché, et cela me personnellement je pense que cela ne s’invente pas et que ce genre d’humour (je veux croire qu’il l’a dit pour faire de l’humour) est douteux.. que se dire de vraie gauche pour stigmatiser la gauche caviar dont elle a bien profité est facile , reste que la dame se venge pour avoir été ridiculisée et répudiée devant le monde entier avec 18 mots je ne la blâme pas (j’espère qu’elle est soulagée), il n’a en effet que ce qu’il mérite: quand on agit peu élégamment on ne peut reprocher aux autres de faire de même. Elle a fait mouche et une bonne opération financière, avec votre billet nous savons si nous en doutions que ce n’est pas un bon écrivain…bonne journée Mesdames

    1. Tous les deux ne sortent pas grandis de ce règlement de compte public dans leur vie privée et sentimentale, et encore moins dans leurs activités professionnelles respectives. Bonne journée.

  3. Je l’ai lu (en .pdf), ai trouvé le style pénible, brouillon.
    Mais j’ai surtout eu l’impression de voir là une femme qui se comporte de manière très enfantine à vouloir sans cesse être le centre de tout, à croire encore aux contes de fées, ceux où une toujours très jolie jeune femme sans fortune est remarquée et élue par le Prince Charmant.

    1. C’est l’image qu’elle veut donner d’elle-même. Si elle est vraiment cette midinette naïve elle n’était pas taillée pour la fonction.

      1. C’est comme ça que je le voyais. Et je trouve déplorable qu’à la quarantaine et après 2 divorces elle veuille nous faire croire que… Ou alors c’est réel et là elle a sérieusement besoin de mettre certaines choses à plat avec l’aide d’un thérapeute.

        1. Elle veut nous faire croire à beaucoup de choses à travers ce récit, certaines sûrement vraies et d’autres sûrement exagérées vu la façon dont elle s’exprime.

  4. décidément ce livre a l’air vraiment sans intérêt ! Mais votre article m’a fait rire… C’est vrai que pour une journaliste, Mme Trierweiler n’est pas très douée quand il s’agit de prendre la plume !

  5. Pour rebondir sur la notoriété, ce n’est pas parce qu’on l’a atteint que c’est justifié. Du coup, ça ne m’étonne pas que son style ne soit pas fameux, même si elle est reconnue dans sa profession. Je me demande chaque semaine comment ça se fait que tel livre soit publié ou tel film se soit rendu au cinéma…Le talent n’a rien à voir, malheureusement. Et oui, de la chance, mais aussi des contacts, des compromis, une certaine mentalité, etc. Mais tout ça peut retomber aussi quand on fait les mauvais choix, comme cette journaliste…

    1. Elle tient pourtant à se présenter comme une victime, une femme courageuse qui ne doit rien à personne. Ce livre est la preuve qu’elle a dû bénéficier de pas mal de coups de pouce dans la profession.

  6. Mon temps est précieux et je ne comptais pas le perdre dans cette lecture
    Je ne reviendrai pas sur votre critique que je trouve excellente
    Si nécessaire il était peut être temps que l’on ouvre les yeux sur l’hypocrisie, le mensonge et l’arrivisme du personnage
    La méthode est mauvaise, ce déballage n’est pas digne même d’une femme bafouée
    C’est bien « moche  » tout ça, et je déteste ….

    1. Nous étions prêtes à compatir, en tant que femmes, au récit d’une femme bafouée. Nous avions apprécié sur le même sujet le livre de Françoise Chandernagor « La première épouse », long cri de souffrance écrit dans un style nerveux et riche. Rien de tel ici, certaines pages atteignent le ridicule.

  7. Bonjour matching points, merci pour ce billet qui me fait encore moins regretter le fait que je n’ai pas du tout l’intention de lire ce bouquin: pauvres arbres, ils ne méritent vraiment pas cela. Et quand je pense ce livre est mis en valeur dans toutes les (bonnes) librairies! Bonne journée.

    1. Il existe aussi en format PDF qui se transmet par mail. Ça fera un certain manque à gagner pour Mme T. . Certains libraires ont fait la grève de vente de ce livre, c’est pour le coup exagéré. S’il devaient faire grève chaque fois qu’un livre nul est publié ils n’ouvriraient pas souvent !

    1. Il y a quand même des passages comiques, comique involontaire bien sûr ! Mais si c’est pour vous faire voir la vie en rose c’est raté 🙂

  8. Et bien moi, je n’ai pas de temps à perdre à lire ce live mais j’aime beaucoup quand vous jouez les critiques littéraires. Comme vous le concluez si bien, aucun des protagonistes ne sort grandi de ce grand déballage.
    Quant à la pauvreté du style, je ne sais pas si vous avez lu les premières pages du dernier livre de Frédéric Beigbeder mais c’est également affligeant. Il faut croire qu’il y a des éditeurs vraiment prêts à tout !!!

    1. Le seul livre que nous ayons lu de Beigbeder est « Un roman français » qui avait obtenu le prix Renaudot. Nous avions été agréablement surprises justement par son style fait d’autodérision. Se repose-t-il sur ses lauriers ?

  9. Je m’abstiens de tous commentaires, je ne parle pas du livre que je ne lirais pas
    Cette femme est une énigme comment est-elle arrivée à devenir journaliste ???
    Je suis persécutée par la nouvelle épouse de mon mon ex mari, croyez moi, cela fait froid dans le dos tant de haine !!!
    Bonne soirée mesdames belle critique

  10. Et dire que ce bouquin a été en rupture de stock dès sa sortie, ça laisse songeur…Je n’avais pas vraiment envie de le lire mais votre critique, exhaustive et fort bien tournée m’en dissuade définitivement. Bonne fin de semaine à vous.

  11. Beaucoup de critiques, moqueries et autres sarcasmes, Mesdames envers votre Ex première dame; peu envers le « toujours » président (sans majuscule).
    Pourtant l’une était, est et sera sans fonction, alors que lui est au sommet de l’état.
    C’est évidement une image « minable » qu’ils nous renvoient, mais les conséquences de cette « minabilité » sont sans commune mesure entre celle qui ne représente qu’elle, et lui qui représente notre Pays.
    Malheureusement, cet épisode lamentable, qui ne concerne qu’eux, n’est pas le seul exemple de « minabilité », sur des sujets autrement plus importants.

    1. Nous avons précisé que nous ne prenons pas parti et d’ailleurs nous n’avons pas cité de passages concernant des dénonciations plus politiques. Nous regrettons que cette journaliste n’ait pas fait preuve de plus de professionnalisme. Si vous jugez, et c’est votre droit, que le président (sans majuscule) n’est pas à la hauteur de la fonction, nous, nous avons jugé qu’elle n’était pas à la hauteur de ce qu’elle prétendait être dans l’exercice de l’écriture d’un essai. Ont-ils été tous les deux dépassés par la fonction ? Pour elle c’est sûr, pour lui, l’avenir nous le dira !

  12. Elle a senti qu’il lui échappait dès qu’il est rentré en campagne et encore plus lorsqu’il a été élu. Le tweet lui aurait donné l’occasion de la quitter, il ne l’a pas fait, c’est à partir de ce moment-là que j’ai compris quel genre d’homme il était…
    Elle n’a pas compris que la fonction de Président incluait des sacrifices pour tout l’entourage, et un devoir de réserve.

    Votre billet est plus qu’excellent, bravo et merci.

    VT n’a jamais été une journaliste reconnue pour ses compétences en écriture,
    la pertinence de son analyse… J’ai plus de trente de vie professionnelle dans la
    presse, je sais comment cela fonctionne, et je peux donc l’affirmer sans crainte.

    Je lis le livre en pdf, et ne peux m’empêcher de relever les perfidies distillées… Et pourtant les avocats de l’éditeur sont passés par là c’est sûr ! L’éditeur a flairé la très bonne affaire financière et elle aussi. Je ne suis pas sûre de le lire jusqu’au bout, 91 pages me suffiront sans doute.

    Qu’une femme soit malheureuse d’avoir été trahie ne l’autorise pas à cette bassesse et ces mesquineries. Je lui en veux aussi de détériorer la fonction du
    Président. (Et ce n’est pas pour moi une affaire de droite ou de gauche).

    Je souhaite que VT se désengage des associations humanitaires, elle s’est servie de leur notoriété.
    Et je me demande à qui iront les droits d’auteur…

    1. Merci pour vos compliments. Elle a en effet voulu continuer à vivre une vie normale avec un homme « normal ». La fonction de Président de la République en France a un statut tel que cela devient presque un sacerdoce. On ne peut pas vivre sous les ors de la République, être invulnérable et impuni pendant 5 ans sans perdre de sa liberté personnelle. Vous, qui faites partie du sérail, avez pu apprécier le récit de son ascension dans le monde du journalisme. L’éditeur lui aussi s’est discrédité, une bonne relecture aurait été indispensable, l’appât du gain a été plus fort. Apparemment l’humanitaire est le nouveau cheval de bataille de Mme T., ces associations vont peut-être comprendre que son image est trop ternie pour continuer à les servir. A suivre…

  13. J’ai tendance à zapper tout ce qui concerne ce livre de très mauvais goût que je ne tiens absolument pas à lire.
    Au délà, tout ce qu’elle raconte , tient du privé et doit rester privé même si son humiliation fut planétaire…

  14. « Un bon journaliste est un journaliste qui a de la chance, c’est tout. » C’est ce que lui a dit son premier rédacteur en chef au début de sa carrière.
    Ca, je confirme… c’est aussi (souvent) un journaliste qui a une belle gueule (et Valérie T est belle).
    A lire votre article (que je guettais!), on sent que le livre vous a exaspérée :D. Ca m’a beaucoup fait rire! Pour le style, oui, il est pauvre mais franchement, ç ne m’a pas choquée à ce point. Peut-être parce que c’est devenu tellement courant que je suis blasée sur ce point ?

    1. Comme dans tout métier il y a plusieurs niveaux chez les journalistes. Nous n’avons pas l’habitude de lire l’hebdomadaire dans lequel elle écrit. Peut-être est-ce le style « de la maison » ? Comme nous l’avons déjà dit ce livre entachera aussi la renommée de la maison d’édition qui n’a vu qu’un profit immédiat au détriment de la qualité d’écriture et de réécriture.

  15. Je ne l’ai pas lu, par contre j’ai lu ton post, effectivement le style littéraire n’est pas la. Maintenant je pense qu’elle exagére aussi beaucoup les choses, cependant pour moi Hollande a toujours été un incapable et un arriviste et ce n’est pas ce que elle dira qui changera mon avis.

  16. Excellente critique!
    J’ai aussi lu ce livre…cette femme se fait passer pour mère Teresa en personne, elle fait le bien autour d’elle, elle s’estime fine stratège politique…en outre je pense qu’elle en fait des tonnes à propos de son enfance miséreuse,
    Pour faire pleurer dans les chaumières.
    ..j’ai trouvé grotesque, entre autres,,les réflexions à propos des goûts de luxe de son ex-compagnon: »il n’aime que les fraises gariguette »
    Moi aussi, je préfère les fraises gariguette aux fraises d’Espagne
    Un concentré de mesquineries toxiques!!
    Alors je conseillerais à notre mère Teresa de reverser ses gains à toutes les ONG qui l’ont bien aidée aussi, ça prouverait une certaine forme de sincérité:))

    1. Vous avez eu les mêmes réactions que nous. Tantôt Mère Teresa, tantôt conseillère du Prince. On peut en effet rajouter les gariguettes aux multiples détails ridicules qui émaillent le livre. Quant à la ZUP Nord d’Anger on la retrouve presque à chaque chapitre larmoyant. Dernière nouvelle : elle a atteint le million d’euro de gains 😉

    1. Nous avons tenu bon dans le but de faire un post sur ce sujet ; dès le début le style nous a tenues en haleine (!) car nous avons vu le côté divertissant de ce prétendu brûlot 🙂

  17. J’ai lu le livre en pdf envoyé par un ami car j’étais curieuse mais je ne voulais pas participer à l’enrichissement de la dame ! Effectivement je suis bien contente d’avoir économisé 20 euros pour cette littérature de comptoir. Le style est lamentable et je ne parle pas du reste qui touche le fond. Je voulais écrire un article mais le votre est tellement bien argumenté que je vais m’abstenir ! Bravo Mesdames.

    1. Merci pour votre gentil commentaire – vous auriez du écrire votre post aussi, nous aurions été complémentaires…Mais personne n’a donc aimé ce livre ? Bonne soirée à vous

  18. Si toutes les femmes trompées devaient écrire un livre, les libraires ne vendraient plus que ça, je n’ai aucune empathie pour elle, elle me fait pitié, quel manque de dignité.
    Et je ne lirai jamais ce livre, surtout s’il est d’un style si pauvre !

  19. Décidément… Pas moyen de trouver quelqu’un qui a aimé le livre! 😉
    Merci pour cette critique brillante! Je ne le lirai pas non plus mais grâce à vous, j’en sais un peu plus. C’est dingue cette histoire quand on y pense.
    Il paraît qu’à la Foire de Francfort, le livre s’est bien vendu à l’étranger!… Même en Chine!
    Les bras m’en tombent.

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