[Théâtre] Le festival d’Avignon, notre Off

L’année dernière, faute de temps, nous avons dû faire l’impasse sur un de nos rites de l’été. C’est donc avec grand plaisir que nous avons redécouvert la ville qui n’est qu’un spectacle à ciel ouvert, un cirque ambulant …

 

Dès l’arrivée on est happé par les démarcheurs qui vantent leurs spectacles, par les affiches qui vous posent le cruel dilemme du choix.

Quelques critiques nous ont conseillé des spectacles, mais même dans le off, il faut s’y prendre à l’avance et beaucoup affichaient complet malgré l’ambiance aux revendications.

Cette année de plus en plus d’humoristes sur les affiches. Quand la veine va-t-elle s’épuiser entre les multiples chroniques humoristiques à la radio, la télévision et les shows ?

Nous avons délaissé les one man ou one woman shows censés nous faire rire aux éclats pour nous tourner vers deux types de spectacles différents.

Tout d’abord une valeur sûre : Tom Novembre, le premier choix de notre journée marathon, au Théâtre le Petit chien. Pas de prise de risque, un artiste connu, un spectacle programmé dans l’année sur d’autres sites qu’Avignon qui mêle chansons et sketches où l’artiste interprète plusieurs personnages….. Nous avons apprécié la mise en abîme même si on perd par moments le fil conducteur qui est censé être la répétition de ce même spectacle. La voix chaude et la présence physique de Tom Novembre font qu’il dégage un certain charme et confirme un talent multiforme : comédien, chanteur et musicien.

Retour sur le off des origines avec « Qui a peur des grands méchants contes » au Laurette Théâtre.

Trois comédiens qui interprètent une comédie satirique écrite par l’un d’eux. Avignon propose souvent des reprises de textes connus mais nous aimons bien aussi voir des créations. Ici se mêlent psychanalyse et contes de fées, loin de Bettelheim, sur un registre burlesque. Petits moyens mais beaucoup d’enthousiasme … nécessaire pour jouer devant un public clairsemé !  A la fin du spectacle l’auteur lui même précise que l’encre qui a servi à écrire cet opus vient à peine de sécher. Il serait peut être bon qu’il reprenne sa plume et qu’il apporte quelques améliorations à une idée intéressante.

Moment de repos, dans un des nos endroits préférés,

une oasis de calme dans ce tourbillon de monde et de bruit.

Nous sommes reparties contentes de notre journée, malgré la fatigue parce que la chaleur en Avignon est redoutable. Mais nous avons pu nous réfugier dans quelques magasins climatisés, comme par hasard dans la rue Joseph Vernet, lieu de toutes les tentations, et avons sacrifié au rite des soldes d’été.

Et ne pas oublier l’élément indispensable pour être « in » dans le « Off » !

Que demander de plus si l’on peut combiner culture et futilité ?

 

 

22 commentaires

Laisser un commentaire