MATCHING POINTS

Pour les femmes mais pas seulement...
Ciné, TV, Radio

[Cinéma] Ida

Ida est un film polonais de Pawel Pawlikowski en noir et blanc et sous-titré. La Pologne communiste des années 60, ses forêts glacées, ses villes sales et ses villages boueux. La recherche d’une famille disparue pendant la guerre, sous l’occupation allemande.

341264.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

A priori rien de très enthousiasmant sauf pour des fans de ciné club ! Et pourtant on se laisse prendre par l’histoire même si elle a un goût de déjà vu. En effet, combien de films ont été produits sur les atrocités de la deuxième guerre mondiale. Tout repose sur l’interprétation des deux héroïnes, l’une abîmée par la vie qui n’attend plus rien et qui noie sa tristesse dans l’alcool et dans les bras d’amants de passage, l’autre en fin d’adolescence et à un tournant de sa vie avant de faire le choix définitif de rentrer dans les ordres. Dans un style dépouillé mais jamais ennuyeux, le cinéaste réussit à maintenir l’intérêt du spectateur.

21062663_20131202125019357.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Contrairement aux films récents qui dénoncent l’église catholique, ici elle n’est pas montrée sous un mauvais jour. C’est en effet la  supérieure du couvent qui convainc Ida d’aller voir sa tante, une ancienne égérie du parti communiste, la seule famille qui lui reste. Elle lui permet ainsi de faire son choix en toute connaissance de cause. Sans vous dévoiler le choix d’Ida nous pouvons dire qu’elle a compris beaucoup de choses de la vie en n’étant sortie que quelques jours du couvent où elle avait été recueillie depuis sa petite enfance.

Un film moins triste ou déprimant que la bande-annonce ne le laissait présager. Une heureuse surprise !

 

 

32 Comment

  1. j’avoue que les critiques lues rapidement ne m’ont pas tentée alors qu’au premier regard, j’ai trouvé l’affiche très belle
    le sujet reste un peu douloureux avec les origines austro-hongroises et allemandes de ma famille et je reconnais avoir de plus en plus de mal à me replonger dans cette période…mais peut-être que savoir que la fin en est heureuse va me convaincre de ne pas passer à côté d’Ida
    merci pour cette critique

    1. Nous ne voulons pas dévoiler la fin, ce n’est à proprement parler un happy end. La constatation est intéressante et peut provoquer des réactions diverses… Mystère ! 🙂

  2. J’avoue en toute sincérité que cela ne me tente pas en ce moment !!!
    J’ ai envie de plus de légèreté et de distraction
    Cela ne change rien à la qualité du film …
    Bonne semaine à vous

    1. Envie de comédies légères ? Alors s’abstenir ! Il y a des moments dans la vie peu propices à ce genre de film en effet.

  3. J’ai l’impression que ce doit être de beaux rôles de femmes , je n’avais pas entendu parler de ce film. A priori cela ne me tente pas mais comme je n’ai jamais été déçue par vos choix je le mets dans ma (longue) liste de films à voir! Bonne semaine Mesdames

  4. E la manière dont vous parlez de ce film donne envie d’aller le voir, à noter sur ma wish list pour un après midi de grisaille, bonne journée à vous

    1. Il faut être prête à accepter un film qui n’est pas vraiment un divertissement mais une œuvre intériorisée. Bonne soirée.

    1. Il y a une certaine austérité dans les décors extérieurs et intérieurs, une sobriété et une grande retenue.

    1. Un jour peut-être dans un ciné club ou à la télé. Ce film bénéficie pourtant d’une assez bonne distribution alors qu’il n’est pas grand public.

  5. les polonais n’ont pas été les derniers à participer aux atrocités d’ailleurs : j’ai du sang polonais dans les veines, mais j’aimerais parfois l’oublier….

    1. C’est le sujet du film mais nous ne voulons pas tout dévoiler. L’appât du gain n’est pas le privilège des polonais, que se passerait-il aujourd’hui en France dans de telles circonstances ?

        1. Il est vrai que les polonais ont acquis une assez mauvaise réputation pendant cette période. Ils ont payé d’une certaine façon avec des décennies de domination soviétique.

  6. Ida est un film que je voulais vraiment voir … Alors je suis allée au cinéma, j’ai vu le début et … Je me suis endormie. Je ne saurais jamais si c’est à cause du film lui même ou de la fatigue, mais j’en suis sortie fachée contre moi même !

    1. Il vaut mieux y aller en effet plutôt bien réveillée. La monochromie des décors et le rythme assez lent peut inciter à une certaine somnolence. Dommage !

    1. C’est vrai, c’est un film en noir et blanc, mais le « Ruban Blanc » est bien plus pesant, plus dur, on en ressort mal à l’aise. Merci du rappel

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.