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[Cinéma] The Grand Budapest Hôtel

La présentation de la bande annonce, qui ne met en évidence que l’aspect loufoque du film, ne nous avait pas enthousiasmées. Mais de bonnes critiques, la référence à Stephan Sweig, de nombreux acteurs de talent au générique nous ont persuadées à nous rendre à la séance du samedi.

The Grand Budapest Hôtel retrace les aventures de Gustave H, l’homme aux clés d’or d’un célèbre hôtel européen de l’entre-deux-guerres et du garçon d’étage Zéro Moustafa, son allié le plus fidèle. La recherche d’un tableau volé, œuvre inestimable datant de la Renaissance et un conflit autour d’un important héritage familial forment la trame de cette histoire au cœur de la vieille Europe en pleine mutation.

 De nos jours un vieil écrivain (Tom Wilkinson) se souvient d’avoir rencontré un personnage étrange lorsqu’il était jeune (Jude Law), au temps du communisme. C’est Zero Moustafa propriétaire du Grand Budapest Hôtel qui lui a raconté alors ses folles aventures avec Gustave H dans les années 30. Une ambiance Mittle Europa dans un pays imaginaire, des décors naturels irréels, des personnages outrés, le film est, on peut le dire, original ! Nous avons aimé l’humour et le style suranné des dialogues entre le personnage central interprété par Ralph Fiennes (la VO s’impose !) et son lobby boy, la mélancolie qui se dégage des paysages de neige et de l’ambiance nostalgique de l’entre-deux-guerres, le soin apporté aux décors et aux costumes. Quelques images fortes comme celle du cimetière qui ouvre et clôt le film et qui rappelle le cimetière juif de Prague. Le casting haut de gamme offre la surprise de découvrir des acteurs comme Adrian Brody, Harvey Keitel, Owen Wilson ou Willem Dafoe dans des rôles secondaires et dans un enchaînement de situations cocasses ; chaque apparition de star ajoute à la veine comique.

Entre burlesque et tragédie, puisque (S. Sweig oblige) le film parle de la montée du nazisme, un cinéma très sophistiqué dans la recherche d’un passé historique ou cinématographique que Wes Anderson tente de ressusciter dans son monde imaginaire.

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Amateurs de réalisme s’abstenir !

28 Comment

  1. fan de l’iconoclaste ‘à bord du Darjeeling limited’, j’ai raté the grand budapest hotel et je m’achemine vers un achat de dvd 😉

    1. Nous attendons vos impressions. Certains disent que c’est son chef d’œuvre. Personnellement nous le trouvons plus abouti que « Darjeeling Ltd ».

  2. Entre l’affiche que je trouve superbe, Ralph Fiennes que j’aime beaucoup et les échos que j’en ai eu confirmes par votre billet il va falloir que je me programme un moment pour le voir, bonne soirée

  3. Encore une belle tentation culturelle ! je n’ai pas vu la programmation de ce film dans ma ville , j’espère pouvoir le voir un de ces jours
    Bonne semaine les filles!

  4. J’avoue avoir été un peu décue, un peu en dessous de ses films précédents et surtout de Moonrise Kingdown qui reste ma référence ….

    1. Merci, mais ce sont plutôt des impressions ou du moins une impression générale car il est difficile de résumer toutes les péripéties qui émaillent l’action.

    1. C’est un film qui peut exaspérer ceux qui ne rentrent pas dans cet univers. Nous avons cédé à la curiosité et ne l’avons pas regretté.

  5. Bonsoir Matchingpoints, comme je l’ai écrit dans mon billet, j’ai préféré Moonrise Kingdom. The Grand Budapest Hotel part un peu dans tous les sens et je m’interroge toujours sur le lien avec Stefan Zweig. Bonne soirée.

    1. Probablement la Mittle Europa, la montée du nazisme et la mort d’un monde raffiné devant l’avancée de la barbarie. Nous n’avons pas vu Moonrise Kingdom. Bonne journée.

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