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[Anniversaire] Michel-Ange

Michel-Ange, un des génies de la Renaissance italienne, est mort en février 1654, il y a 450 ans. Il avait 90 ans, ce qui était considérable pour un homme de son époque. D’autant qu’il avait eu une vie de dur labeur, sculptant et peignant sans relâche au gré de commandes presque insurmontables. Le meilleur exemple en sont les fresques de la Chapelle Sixtine dont il peignit la voute de 500 m2 pendant 4 ans sur des échafaudages, à près de 20 mètres de haut, et celles du mur du Jugement Universel, autre œuvre colossale qu’il mit 5 ans à achever.


Il était donc né en 1475. Tout de suite il travaille dans l’atelier du florentin Ghirlandaio comme de nombreux artistes de la Renaissance qui, avant d’être reconnus comme artistes, étaient considérés comme des apprentis artisans. Il se consacre d’abord à la sculpture et est remarqué par Laurent le Magnifique qui l’introduit dans son cénacle de lettrés où il fréquentera de grands penseurs de la culture humaniste. On dit qu’il allait choisir en personne les marbres de ses statues, dont le fameux David, dans les carrières de Carrare non loin de Florence.

Le marbre blanc de Carrare encore pour d’autres sculptures comme les célèbres Prisonniers, toujours au musée de l’Académie de Florence, qui sortent à peine des blocs de marbre ; nouveauté artistique ou manque de temps pour terminer un trop grand nombre de commandes ? On appellera cette technique le non fini (il non finito) et certains pensent comme l’historien d’art Federico Zeri que c’est volontaire et l’appelleront le non fini fini (il non finito finito) !

A peu près tout le monde connaît la Pietà qui se trouve à St Pierre de Rome,

on connaît moins celle du Palais Sforza à Milan, appelée Pietà Rondanini, qu’il était en train de sculpter quand il est mort et qui nous fait penser à une sculpture moderne tant le mouvement est déjà présent dans l’œuvre bien avant son achèvement.

Ses peintures, celles de la Chapelle Sixtine ou la Sainte Famille des Offices de Florence laissent toujours voir le sculpteur derrière le peintre par le rendu des muscles et la composition.

On ne peut citer toutes les œuvres que Michel-Ange a réalisées pendant sa longue vie. Terminons en signalant deux lieux dans Rome qui portent sa marque en tant qu’architecte : la célèbre place du Capitole, qui figure sur les pièces italiennes de 50 centimes,

et le Palais Farnese qui n’est autre que l’Ambassade de France en Italie.

Sculpteur, peintre, architecte, poète il représente l’homme complet de la Renaissance et la date de sa mort reste pour beaucoup le symbole de la fin du grand mouvement de la Renaissance italienne.

A lire le palpitant et passionnant récit « La vie ardente de Michel-Ange » d’Irving Stone.

 

20 Comment

  1. J’ai lu ce billet avec avidité. Je pense encore au livre « Pietra Viva » de Léonor de Recondo et quand je vois ces œuvres c’est terriblement impressionnant. Il faudrait que je lise l’ouvrage dont vous parlez. Bon WE à toutes les deux.

  2. J’ai vu la Sixtine avant la restauration, autant dire qu’on ne voyait rien!
    C’est un artiste extraordinaire comme cette époque a su en produire, en France comme en Italie.
    Bon dimanche

  3. J’espère un jour voir de mes propres yeux la Chapelle sixtine : en attendant, je me rabats sur les photos de famille, pour les chanceux qui avaient des congés à ce moment là :).

  4. Je ne sais pas si un jour je pourrai admirer cette fameuse Chapelle Sixtine et son plafond peint par cet artiste remarquable. Je suis bluffée par le modernisme de cette ultime Pieta ! Quel trait de génie !
    Bonne soirée, Mesdames

    1. Il faut aller à Milan pour la voir. C’est une des œuvres les moins connues de Michel-Ange mais elle suscite une réelle émotion. Bonne soirée.

  5. C’est absolument prodigieux la manière dont cet homme a réussi à donner vie à des bloc de marbre. En voyant la chapelle Sixtine, on a peine également à imaginer comment il a pu peindre de telles scènes sur ce plafond, couché à à une hauteur faramineuse. Quel destin est fascinant!

  6. D’abord je trouve toujours formidable qu’on pense à célébrer l’anniversaire de cet artiste (une petite érreurde date dans votre article il est mort à 89 ans en 1564)
    en le découvrant à l’école c’est lui qui m’a donné envie d’apprendre à dessiner c’est devenu mon artiste préféré . Pour comprendre la complexité de ses oeuvres et en particulier le « MOISE » il y a un « formidable essai de 1927 de Sigmund Freud (« l’inquiétante étrangeté …-Folio 1995 poche)
    par contre, personnellement je trouve que la biographie d’Irving STONE est la plus grotesque de toute avec des interprétation fantaisistes, fausses, ridicules.
    Le coffret de 3 volumes edité par le cercle d’art en 1984 est le plus documenté,le plus explicatif aussi bien sur la peinture, l’architecture et la poésie de M. A.
    Je suis content de voir aussi la reproduction du Tondo Doni qui à été le plus décrié alors qu’il est, si on regarde bien, la premiere version du « Jugement dernier » avec Dante pour source d’inspiration. Le cadre actuel n’est malheureusement pas l’original de cette détrempe qui comprenait 4 têtes sculptées dans la massedu cadre.

  7. C’est votre article qui m’a rappelé l’nniveraire de la mort de cet artiste et donc qui m’a permis aussi, sur mon blog cinéma de reprendre une ancienne étude que j’avais faite sur le Ton Doni pour donner à voir ce tableau qui a été longtemps injustement critiqué
    Donc un grand merci à vous !
    amitié.

    1. De rien. Le Tondo Doni est une œuvre injustement méconnue de Michel-Ange qui annonce dans bien de ses aspects les fresques de la Chapelle Sixtine avec, entre autre, la technique du contrapposto dans la torsion du corps de la Vierge, qui sera réutilisée dans les personnages des Sybilles sur le plafond de la Sixtine. Œuvre inépuisable de cet artiste géant!

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