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[Lecture] Margaret Mazzantini, à lire absolument …

Margaret Mazzantini est une romancière italienne peu connue en France et c’est dommage car on ne saurait trop recommander la lecture de ses livres.

On a pu la découvrir en Italie surtout par son troisième roman « Non ti muovere » écrit en 2001, et paru en français sous le titre « Ecoute-moi », qui a reçu le prix Strega, l’équivalent du Goncourt. Le récit s’organise autour d’un long flash back que fait le héros, chirurgien de renom, pendant qu’un collègue opère sa fille victime d’un grave accident de la route. Dans un dialogue fictif qu’il établit avec son enfant il se libère et lui raconte qu’avant sa naissance, il a vécu une histoire d’amour glauque avec une immigrée ; deux mondes qui s’opposent, deux faces d’un même personnage se révèlent à travers cette aventure tragique.

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Sergio Castellito, le mari de Margaret Mazzantini, acteur et réalisateur, en a tiré un film, « A corps perdus », dans lequel il interprète le premier rôle aux côtés de Pénélope Cruz qui réalise une performance d’actrice impressionnante. Ce très beau film dû à un couple d’artistes complets elle, romancière, également actrice, et lui acteur et cinéaste, est injustement méconnu en France.

Le livre le plus récemment traduit en français de Margaret Mazzantini est « La mer, le matin » (« Mare al mattino »). Le roman commence en Libye au moment de la chute de Kadhafi. Farid, un jeune garçon rêve de voir un jour la mer. Lorsque son père est tué par les milices loyalistes, sa mère et lui sont obligés de fuir leur village et espèrent embarquer pour la Sicile. Ils entament une longue route qui les conduira au lieu d’embarcation et sur un bateau chargé de candidats plus souvent à la noyade qu’à la terre promise. Parallèlement nous suivons l’histoire d’Angelina, une italienne née à Tripoli de parents colons chassés par l’arrivée au pouvoir de Kadhafi dans les années soixante-dix. Elle n’a jamais pu se résigner à quitter l’Afrique et décide de retourner y faire un pèlerinage avec son fils adolescent Vito. Margaret Mazzantini tisse avec brio ces destins parallèles que seule la mer Méditerranée réunit. Elle croise les thèmes de l’exil et de la violence et met en scène les victimes innocentes de conflits, passés ou très récents, confrontées à la fatalité de la guerre. Deux histoires de vaincus sur fond d’Histoire où l’on découvre, notamment, un épisode méconnu de l’histoire italienne : la brève colonisation de terres africaines, la « Quatrième rive » de l’Italie.

blessures de l’exil à travers les destins croisés d’Italiens expulsés par Kadhafi après son coup d’Etat et de Libyens fuyant leur patrie à cause de la guerre civile. Avec, pour seul trait d’union, la Méditerranée, où les sirènes ont le visage de la détresse lorsque les réfugiés politiques s’y embarquent, en quête d’une terre promise.

En Libye, le petit Farid rêve de voir un jour la mer. Il se l’est imaginée des milliers de fois, « piquée d’étoiles comme le manteau d’un pacha », mais il ne connaît que le désert et les fracas de la guerre. Lorsque son père sera victime d’une milice loyaliste, sa mère Jamila, 20 ans, décidera aussitôt de quitter le pays avec lui. En n’emportant, pour seuls bagages, qu’une amulette et quelques billets afin de payer le passeur qui leur a promis de les conduire sur un rafiot de fortune vers la Sicile. Cette Sicile où un garçon de 18 ans, Vito, trimballe son mal de vivre en déambulant sur une plage. Angelina, sa mère, est née à Tripoli, elle y a vécu onze ans avant que Kadhafi ne chasse les ressortissants italiens de son pays, au début des années 1970. Angelina est alors rentrée en Sicile avec, au coeur, le « mal d’Afrique ».

Pendant que Farid découvre enfin la Méditerranée et qu’il s’y embarque avec sa mère, Angelina, elle, décidera de retourner à Tripoli en compagnie de Vito, un pèlerinage où elle cherchera les traces d’un premier amour… D’un voyage à l’autre, d’une rive à l’autre, La Mer, le matin est une complainte dépouillée où Margaret Mazzantini montre les séquelles de la colonisation et du déracinement, sur fond de révolutions arabes. Avec, pour seule étoile, ce courage héroïque que le désespoir donne aux mères, quand elles deviennent des naufragées de l’Histoire.
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/livre/la-mer-le-matin_1173659.html#VK3vWhZRSTyu9RSG.99

blessures de l’exil à travers les destins croisés d’Italiens expulsés par Kadhafi après son coup d’Etat et de Libyens fuyant leur patrie à cause de la guerre civile. Avec, pour seul trait d’union, la Méditerranée, où les sirènes ont le visage de la détresse lorsque les réfugiés politiques s’y embarquent, en quête d’une terre promise.

En Libye, le petit Farid rêve de voir un jour la mer. Il se l’est imaginée des milliers de fois, « piquée d’étoiles comme le manteau d’un pacha », mais il ne connaît que le désert et les fracas de la guerre. Lorsque son père sera victime d’une milice loyaliste, sa mère Jamila, 20 ans, décidera aussitôt de quitter le pays avec lui. En n’emportant, pour seuls bagages, qu’une amulette et quelques billets afin de payer le passeur qui leur a promis de les conduire sur un rafiot de fortune vers la Sicile. Cette Sicile où un garçon de 18 ans, Vito, trimballe son mal de vivre en déambulant sur une plage. Angelina, sa mère, est née à Tripoli, elle y a vécu onze ans avant que Kadhafi ne chasse les ressortissants italiens de son pays, au début des années 1970. Angelina est alors rentrée en Sicile avec, au coeur, le « mal d’Afrique ».

Pendant que Farid découvre enfin la Méditerranée et qu’il s’y embarque avec sa mère, Angelina, elle, décidera de retourner à Tripoli en compagnie de Vito, un pèlerinage où elle cherchera les traces d’un premier amour… D’un voyage à l’autre, d’une rive à l’autre, La Mer, le matin est une complainte dépouillée où Margaret Mazzantini montre les séquelles de la colonisation et du déracinement, sur fond de révolutions arabes. Avec, pour seule étoile, ce courage héroïque que le désespoir donne aux mères, quand elles deviennent des naufragées de l’Histoire.
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/livre/la-mer-le-matin_1173659.html#VK3vWhZRSTyu9RSG.99

21 Comment

  1. c’est vrai que nos proches voisins ne sont pas les plus publiés chez nous
    votre façon de nous faire découvrir cette écrivain est convaincante même si moi je ne suis pas très roman (mais cette semaine j’ai sauté sur l’occasion pour commenter « la voleuse de livres » plus pour le livre que pour le film qui comme dit une amie est « gentillet » dans la réalisation.

  2. Bonjour Matchingpoints, c’est grâce au film réalisé par son mari que j’ai entendu parler de Margaret Mazzantini (j’ai d’ailleurs lu son roman Non ti muovere). Le film (Penelope Cruz est remarquable) et le roman sont très bien. Et oui, c’est dommage que cet écrivain soit si peu connue de ce côté des Alpes. Merci d’en avoir parlé. Bonne après-midi.

    1. « Mare al mattino » dans un genre différent est très bien aussi, un autre roman sur la guerre et l’après guerre en Bosnie « Venuto al mondo » est en attente de lecture ; 530 pages : le commentaire n’est pas pour tout de suite !

  3. Je connais son mari mais elle, jamais entendu parler. Quelle honte, alors que j’habite à 2Km de la frontière italienne! Je vais aller voir dans ma bonne librairie, tiens, si elle y est. La moitié de la population de ma ville étant italienne, ce sera intéressant de voir si beaucoup de ses livres y sont vendus.

    1. Si vous pouvez lire ses livres en VO votre bonheur n’en sera que plus grand. En tout cas bonne lecture et nous attendons vos impressions.

  4. Je ne connaissais pas je note à lire cet auteure et ma liste devient longue vivement les vacances sur la plage, cest la que je devore le plus de livres merci, bonne journée

  5. J’ai lu ce livre, suite à votre conseil, il y a déjà plusieurs semaines. je l’ai trouvé très beau, et très tristre. Il continue de m’habiter et je ne l’oublierai pas. Merci !

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