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[Voyage] Inde – Les forts du désert : Bikaner et Jaisalmer

Après le Shekavati,  nous roulons vers l’Ouest et le désert et nous traversons les plaines arides du Marwar.

Le royaume de Bikaner fut fondé par Rao Bika (le roi Bika) au XVe siècle et le fort de Junaghar fut reconstruit à la fin du XVIe siècle sur l’emplacement de la première citadelle. Il est somptueusement décoré.

La cour intérieure en grès rouge et son bassin de marbre blanc.

La salle du trône, où se déroulait le couronnement des souverains, brille de toutes les dorures et incrustations de miroirs et de pierres semi précieuses.

Le raffinement des moucharabieh et des fresques.

 La fresque à motifs de nuages peinte, paraît-il, pour que les enfants des princes qui n’avaient jamais vu la pluie apprennent à l’aimer.

Les haveli de la « Ville rouge », comme Bikaner fut surnommée à cause du grès pourpre avec lequel ont été construits le fort et certaines maisons, sont encore habitées par les descendants des riches marchands et banquiers des XVIIIe et XIXe siècles,

ou aménagées en hôtels de luxe kitsch-issimes !

Encore plus à l’Ouest, nous sommes déjà à environ 800 km de Delhi,  nous nous approchons de la frontière pakistanaise…

La ville de Jaisalmer se trouve en grande partie à l’intérieur des fortifications : le « Fort doré », du titre d’un film de Satyajit Ray auquel il a servi de décor,  compte 99 bastions et  sa muraille crénelée a 10 mètres de haut

En grès doré aussi les haveli aux façades sculptées.

Certaines sont transformées en hôtels qui rappellent les riads marocains.

Dans les maisons les plus modestes aux plafonds de pisé on retrouve, tels les palais des rois, des incrustations de miroirs.

Le désert du Thar, ultime étape vers l’Ouest, avec la traditionnelle excursion à dos de dromadaires, ici avec leurs chameliers avant la tempête. Pas de soleil de plomb. Evénement exceptionnel : nous avons vu la pluie dans le désert mais le vent de sable nous a empêché de la photographier !

« Desert storm » à la frontière avec le Pakistan, quelle aventure !

Nous avons résisté et repris  la route vers l’Est…

 

24 Comment

  1. C’est d’une beauté à couper le souffle ! Sinon, j’aime beaucoup la fresque à nuages… ce n’est pas faute de pluie par chez moi, pourtant…. Bonne journée à vous !

    1. Nous n’avons plus rien vu… que du sable ! Heureusement les chameliers nous ont ramenés à temps pour nous mettre à l’abri dans le minibus.

  2. cela me donne vraiment envie. par contre, il n’y avait vraiment personne où vous avez réussi à faire les photos dans des conditions exceptionnelles ? Cela donne un aspect encore plus solennel à ces édifices.

    1. La deuxième quinzaine du mois d’avril est considérée comme basse saison car il commence à faire très chaud (au-dessus de 30° jusqu’à 40°). Dans cette première partie du voyage, un peu en dehors des sentiers battus, nous avions l’impression d’être les seuls européens ; par la suite nous avons commencé à rencontrer d’autres « visages pâles » mais également de nombreux touristes indiens.

  3. C’est vrai que cela donne envie de partir la tout de suite! La beauté de l’Inde en est la cause première … mais aussi votre « oeil », le regard que vous portez sur ce pays, sa culture et ses habitants et que vous nous faites partager! Vos photos sont superbes et intéressantes ! (et très réussies techniquement).

    1. Merci pour ces compliments. Nous sommes des photographes très, très amateurs mais il y aura encore d’autres photos de lieux et d’habitants.

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