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[Cinéma] The Grandmaster

Chine, 1936. Ip Man, maître légendaire de Wing Chun (un des divers styles de kung-fu) et futur mentor de Bruce Lee, mène une vie prospère à Foshan où il partage son temps entre sa famille et les arts-martiaux. Mais, alors que l’occupation japonaise plonge le pays dans le chaos, la succession du Grand maître Baosen, à la tête de l’Ordre des Arts Martaux Chinois, va entraîner divisions et complots au sein des différentes écoles d’arts martiaux, poussant IpMan et Gong ER, la fille de Baosen à s’affronter et à prendre des décisions qui changeront leur vie à jamais…

En principe, nous ne voulons jamais trop connaître en  avance le contenu des films que nous allons voir. Mais là,  pour  « The Grandmaster »  de Wong Kar Wai, nous qui ne connaissions rien en kung-fu et très peu en histoire chinoise,  nous étions un peu perdues au  départ. Ce n’est pas un film d’action, ni un film à suspens avec des caractères bien définis, mais une succession d’images mélancoliques qui célèbrent la beauté des Arts Martiaux.

Alors nous nous sommes  laissées submerger par cette beauté.

La pluie n’a jamais été aussi bien filmée; mais ici la pluie n’est pas triste, mais sert à embellir la chorégraphie du ballet du kung-fu, une chorégraphie extraordinaire, par une totale maitrise du corps et du mouvement ! Les ralentis soulignent – un paradoxe- la rapidité des mouvements. Les gouttes giclent sur tous le côtés, perlent sur le chapeau, les visages.

Les images paraissent monochromes, on se croit dans un film en noir et blanc.La brutalité même reste esthétique, lorsque les longs manteaux voltigent dans la neige.  Comme Wong  l’a dit lui-même, il aurait pu appeler son film « il était une fois le kung fu », en rappelant les films de Sergio Leone.

Les scènes et le décor frisent la perfection  que l’on retrouve  dans chaque détail. C’est un régal visuel, un film  dans un seul but  esthétique  !

Mais n’est ce pas au détriment du récit et de l’hommage à la philosophie même du kung fu dans lequel le spectateur se perd ? Parce que  le metteur en scène lui-même semble se perdre  dans la complexité de son oeuvre, il y a même des personnages qui disparaissent .

Nous  avions tant aimé  Wang depuis « In the mood for love » avec déjà Tony Leung , prix d’interpretation masculine du festival de Cannes 2000  et la belle   Ziyi  Zhang  depuis  « Tigres et dragons »,  « Le Secret des poignards volants »,  ou encore  « Mémoires d’une geisha ».  Comme dans « In the mood for love » Wong montre une attirance profonde entre deux personnages mais qui doivent affronter leurs différences.

Alors un film à conseiller ? Oui, pour l’esthétique poussé jusqu’au paroxysme.

14 Comment

    1. Cela fera monter le chiffre d’affaires au détriment des terrasses des cafés et restaurants. Nous allons passer un WE à Lyon, on va manger et boire…terrible !
      Dites-nous quel film vous avez vu.

  1. Avec mon moral en berne, j’ai besoin de quelque chose de plus léger ou comique, je crois. Sinon, je salue toujours le côté soigné et esthétique d’un film ! Bon weekend à vous

    1. Le temps n’arrange pas le moral…En week-end à Lyon sous une pluie froide…l’I-phone permet de garder le contact avec le blog.
      Ce n’est pas un film triste, mais ce n’est pas non plus un film qui détend..
      En vous souhaitant un week-end paisible

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