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Pour les femmes mais pas seulement...
Tempora Mutantur

[Tempora mutantur] Talking ’bout my generation

Longtemps il nous a semblé que notre génération avait tout inventé et qu’il ne restait plus rien à découvrir : le rock et la pop, les boums et les boîtes de nuit, les mini-jupes et les shorts, les smoky eyes, l’abus de mascara et le topless, la pilule… .

 

Et pourtant nos mères essayaient de nous surveiller de près : « mais ça ne se fait pas, qu’est-ce que les voisins vont dire, tu t’habilles trop court, on ne vit pas ensemble sans se marier… (et surtout!) on ne couche pas avant le mariage ». Aujourd’hui nous décrétons bien moins d’interdits, les craintes nous paraissent plus graves : la drogue, le sida, les accidents de la circulation…

Nous avons l’impression qu’il n’y a plus maintenant ce fossé qu’il y avait entre nos parents et nous, ce fossé entre deux générations, deux mondes si différents.

On se croise sur Facebook (à condition que l’invitation ait été acceptée !), on se Tweete et on se Retweete. On fait la gym avec des jeunes femmes qui pourraient être nos filles et cela ne semble pas les choquer. On plaisante avec de jeunes collègues de travail. On apprécie les mêmes films, les mêmes livres et on écoute la même musique.

Côté mode on s’habille dans les mêmes magasins et il nous arrive d’emprunter des vêtements à nos filles et vice-versa, d’ailleurs la pub exploite bien ce nouveau marché à l’instar de Comptoir des Cotonniers

et même les stars s’y mettent pour H&M


Et pourtant ! Tempora mutantur !

Lorsque nous allons au resto le soir, nous voyons de grandes tables de filles : rires et bonne entente, parfois il y a une  qui donne le sein à son bébé – à notre époque on sortait moins entre filles et une jeune mère restait plutôt chez elle.

Lorsque nous surfons sur les blogs, nous constatons une forme de « self-assurance »  que nous n’avions peut-être pas à ce point; ce sont des super-women qui assument leur travail, leur vie de couple et les bébés tout en gardant une vie à elles.

Lorsque nous visitons le blog de Margaux Motin par exemple, nous voyons les jeunes femmes avec le même genre de paroles que nous avions : la mode, les mecs et le sexe ; mais il nous semble que nous théorisions plus, alors que nos filles, elles,  appliquent.

Nostalgie ? Regret ? But it’s never too late …

20 Comment

  1. Comme vous le dites : it’s never too late 😉
    En tout cas, c’est mon credo à moi , à 44 ans , j’espére bien que j’ai encore pleins pleins de choses à vivre , à tester et cela comme une petite minette de 20 ans ! (j’exagére à peine ;))

  2. Oui nos enfants appliquent beaucoup plus facilement.
    Je profite quand même de la vie, des sorties tout en faisant attention à ma vie de famille que je ne veux pas négliger.

  3. Les barrières tombent plus vite. J’ai trois filles, je constate qu’elles théorisent moins que nous, ( enfin, que moi) , elles sont plus sûres d’elles, elles osent. Je n’ai ni nostalgie, ni regret, elles sont heureuses, c’est tout.

    1. C’est le commentaire d’une mère qui est contente de voir ses filles épanouies – notre petit billet exprimait lui aussi juste un constat et la fin est plutôt une boutade…

  4. Je me reconnais bien dans toutes ces évolutions et je trouve que c’est quand même super positif tout ça !! je mettrai peut-être un bémol pour FB ou tweeter, deux outils auxquels définitivement je n’adhère pas et je trouve même dangereux.

    1. Nous n’avons pas encore remarqué l’arrogance, le manque de respect parfois; comme tout changement, il faut savoir le gérer, et l’éducation par rapport à toutes ces libertés est tellement importante. Et elle faut souvent défaut !

  5. Je ne sais pas si l’on peut vraiment dire qu’il n’y a plus de fossé mais il est certainement moins visible , ne serait-ce que physiquement et donc par les progrès de la science….

    1. Il y aura toujours un fossé, la mère ne sera jamais la copine, mais moins profond qu’avant. Bien sur, le physique est aidé par la médecine, par la mode, par une hygiène de vie mais il n’y a pas que ça. Nous vivons autrement – entre nos mères, nos grand-mères et nous il y avait vraiment un fossé, elles avaient bien moins de libertés que nous. Donc ce n’est pas que le physique !

  6. Je trouve votre article fort intéressant… comme d’habitude ! 😉 Néanmoins, je suis loin de partager votre optimisme sur la condition féminine à l’heure actuelle. Je croise rarement des femmes épanouies aussi bien dans leur vie privée que dans leur vie professionnelle. Je vois sutout de véritables esclaves (et je pèse mes mots !), tiraillées entre leurs devoirs de mères, d’épouses et de travailleuses. Honnêtement, ma grand-mère a mené une existence beaucoup plus heureuse, harmonieuse et surtout plus confortable sur le plan matériel que bien des filles de ma génération. Mon rêve serait d’avoir autant de chance qu’elle, je vous l’assure ! En ce qui concerne la liberté sexuelle, franchement, je me demande où se cache le progrès : nombre d’avortements en augmentation constante (surtout chez les adolescentes), explosion du nombre des séparations et des divorces, banalisation des naissances hors mariage conduisant à la paupérisation grandissante des femmes élévant seules leurs enfants, etc. A mes yeux, l’évolution de la société dans laquelle nous vivons est loin d’être positive dans tous les domaines et l’assurance dont font preuve certaines jeunes femmes n’est qu’un masque qu’elles se sentent obligées de porter pour dissimuler leur fragilité. Car dans un monde basé sur la performance, il n’est en effet pas de bon ton de laisser entrevoir la moindre faiblesse, si humaine soit-elle…

    1. Merci pour votre commentaire qui met bien les pendules à l’heure!
      Bien sur, nous savons bien que la liberté dont bénéficient les jeunes femmes n’est pas sans contraintes et elles sont importantes : Double charge entre mère au foyer et vie professionnelle; elles font tout pour tout assumer et laissent un peu ou beaucoup de leur personne.
      Vous parlez de votre grand-mère – très certainement certaines femmes menaient une vie plus paisible, mais les femmes ouvrières ou paysannes assumaient elles déjà le double-fonction et leur vie était dure, physiquement et matériellement. Personnellement nous disons souvent, que nous sommes contentes de vivre maintenant, de pouvoir profiter du confort matériel comme lave-linge ou lave-vaisselle, d’avoir connu la contraception etc.
      Pour la liberté sexuelle, espérons qu’elle trouvera son équilibre, parce que pour nous aussi l’image de la femme, plus objet que jamais, est insupportable. Et nous pensons beaucoup aux petites filles qui trop souvent sont déjà trop féminisées.
      Pour la journée de la femme dans deux semaine il reste encore beaucoup de choses à dire !
      Encore merci pour vos phrases justes

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