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Culture

[Danse] Le Lac des Cygnes et Casse-Noisette

A l’approche des fêtes de fin d’année on propose toujours des spectacles festifs et c’est dans ce contexte que nous sommes allées voir  « Le Lac des Cygnes » au Dôme à Marseille.

C’est un spectacle magnifique, le spectacle de danse par excellence, la référence de la danse classique et le ballet classique le plus joué au monde pour son côté féerique, pour ses costumes, et pour les différents mouvements de danse comme la Danse vénitienne, Pas espagnol, Mazurka, et bien sûr, la danse des grands cygnes. Toute petite fille qui fait de la danse se voit en cygne dans ce tutu blanc…C’est un moment de grâce et de beauté ! Mais c’est aussi un ballet difficile parce que la danseuse qui interprète Odette et Odile, doit non seulement interpréter deux personnalités,  mais doit faire face à une chorégraphie des plus exigeantes, entre autre trente deux « Fouettés », et les mouvements de bras si gracieux ! En plus, la musique de Tchaïkovsky est tellement belle avec des airs si connus! Le chorégraphe russe a choisi une fin heureuse, un Happy End pour la fin d’année.

L’ensemble des danseurs par leur technique ont fait honneur au ballet et à la musique, c’était un régal ! Bien que…

Nous pensons que le Dôme de Marseille se prête davantage aux concerts pop-rock qu’à la danse classique, Béjart à la rigueur et encore dans « le Sacre du Printemps », que nous avions vu il y a quelques années,  il a fallu attendre que les danseurs soient tous debout pour les voir vraiment, les sièges de devant étant trop bas (dans la fosse). Mais cette fois-ci, étant assises un peu plus loin, la scène, avec pourtant un décor somptueux et romantique, nous a semblé être perdue dans cette salle immense et, du coup aussi, perdue l’ambiance de conte de fée.  On le sait, l’acoustique n’est pas une réussite au Dôme et un orchestre de musique classique n’a pas d’enceintes pour augmenter les décibels comme les groupes de rock. Le sol n’amortit pas assez le bruit que les danseurs font malgré leur technique et légèreté.  Le travail théâtral et musical n’a pas été mis en valeur comme la troupe l’aurait mérité.

En plus, nous qui détestons déjà au cinéma le bruit du Pop-corn consommé par nos voisins, sommes carrément dégoûtées de cette mode de manger et boire à tout moment de la journée. Il y a pourtant  des entre-actes prévus. Verrons-nous un jour les mélomanes manger leurs bonbons et popcorn à l’Opéra ? Ne parlons-pas  de malheur !

Mais le spectacle fut apprécié  par nous et applaudi par le public !
Deux jours après nous avons assisté à la retransmission en direct de « Casse-Noisette » par le Royal Opéra House. C’est au cinéma, très bien filmé, donc des conditions idéales, mais l’ambiance « live » en moins, forcément.
Le spectacle fut époustouflant ! Par rapport au « Lac des Cygnes », il y a plus de mouvement en dehors de la danse proprement dite. La mise en scène fut impressionnante dans les moyens, les costumes, les décors, très animée grâce à tous les enfants qui évoluent sur scène. C’est un régal visuel, transformé en conte de Noël avec la neige, les traineaux, les anges… So christmassy ! Et bien sûr la qualité de la technique, notamment un pas de deux extraordinaire. Un moment merveilleux que tous les acteurs et danseurs nous ont fait passer. En plus, en prélude et pendant l’entracte, le spectateur est invité à jeter un coup d’œil derrière les coulisses pour apprécier le travail minutieux de toute la troupe de Covent Garden artistes, costumières, régisseurs etc…
C’est une façon nouvelle et planétaire de voir de beaux spectacles car ce ballet a été retransmis dans 30 pays et dans 600 salles. Grosse opération business ou moment de partage ? Un peu des deux. Bien sûr, rien ne remplacera une représentation au théâtre ou à l’opéra, d’autant que vers la fin il y a eu un couac : un moment la retransmission fut interrompue et nous avons vu s’afficher « no signal », un peu comme à la maison, nous sommes tous tributaires de la technique !
Expérience à renouveler !

 


17 Comment

  1. C’est vrai que ces spectacles se prêtent si bien à la magie des fêtes. J’aimerais les voir également un jour.

  2. J’ai déjà vu un opéra et étais très déçu par le public irrespectueux des artistes sur scène.
    Pour Casse noisette, je l’avais offert en cadeau à ma belle sœur à l’opéra Garnier. elle fût enchantée du spectacle;

  3. Personnellement je prefere la danse contemporaine, je sus bien plus touchee par un Bolero de Ravel danse par G.Donne que par n’importe quel ballet. Ceci dit votre billet me donne envvie de m’y interesser a nouveau. Deja, le film Black Swan avait commence a me reconcilier avec la danse classique.

  4. Moi aussi je prefere la danse contemporaine mais il faut avouer que les danseurs classiques ont une perfection du mouvement et de l’alignement que les danseurs contemporains ont trop peu souvent. Ainsi, si les danseurs contemporains ont une formation de classique, alors la c’est le top! Sylvie Guilhem par exemple a eu une carriere exceptionnelle en danse classique et sa reconversion en danse contemporaine est une reussite et un pur delice pour le spectateur!

    1. La danse classique ne permet pas d’écart dans la technique. Et les très bons danseurs contemporains sont tous passés par l’école classique.

  5. Cela doit être fantastique d’assister à ce spectacle à l’opéra, pour l’ambiance, la musique et tous les danseurs et danseuses. Personnellement, j’ai toujours aimé la musique de Tchaïkovski depuis mon enfance. J’ai regardé plusieurs fois de la danse classique à la télévision, mais je n’ai pas eu l’occasion pour l’instant d’y assister en direct. C’est vraiment de la belle musique de ballet populaire.

    1. La musique de Tchaïkovki fait toujours rêver comme nombreux de ses contemporains romantiques ; les ballets ajoutent encore à cette dimension de rêverie et notamment le lac des Cygnes.

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