MATCHING POINTS

Pour les femmes mais pas seulement...
Ciné, TV, Radio

[Cinéma] Le cinéma et nos hésitations

Nous sommes des cinéphiles; d’ailleurs vous vous en êtes certainement rendu compte à travers nos billets !

Il nous arrive certes de « louper » des films. Par manque de temps, parce qu’il y a trop de sorties au même moment ou tout simplement parce que certains films disparaissent  rapidement du circuit,  s’adressant à un public restreint. Alors soit nous les retrouvons dans les ciné-clubs un peu plus tard soit nous attendons la diffusion sur le petit écran.

Mais souvent il s’agit d’un choix délibéré. Le sujet ne nous tente pas, la critique est mauvaise ou des amis nous le déconseillent. Ou bien encore la promotion est  si poussive et envahissante que le film nous « gonfle » avant même de l’avoir vu !

« The Artist » fait partie de ces film. Lors de sa sortie nous ne l’avions même pas « calculé » – pourquoi faire un film muet à notre époque, est-ce pour surfer sur une vague de nostalgie à une période de crise ? Le film nous laissait indifférentes. Et maintenant, malgré ou plutôt bien qu’il soit césarisé et même oscarisé, nous ne l’avons toujours pas vu. Et pourtant, nous aimons bien Jean Dujardin !

Nous attendrons la diffusion à la télé pour ne plus nous sentir exclues du monde cinématographique et qui sait, peut-être serons-nous agréablement surprises, comme de nombreux spectateurs avant nous ?

Et vous, l’avez-vous vu ?

17 Comment

  1. A la question l’avez-vous vu, je répond ‘oui’.
    Nous l’avons vu à sa sortie il a quelques mois. Nous l’avons beaucoup aimé et nous le recommandons, il mérite ses oscars.
    A côté de l’ineffable Kinepolis, Gand comporte deux cinémas qui pour notre bonheur projettent des films que les ‘grandes surfaces’ ignorent, tel que ‘Medianeras,’ un perle argentine et ‘Le Havre,’ une perle française.
    @+M

  2. Je ne doute pas que ce soit un bon film mais je suis comme vous, j’ai l’impression d’avoir raté le train et que le suivant ne m’amènera pas à bon port … j’attends doncla diffusion télé !

  3. pas vu non plus! (mais de ma part ce n’est pas si étonnant!) J’aurais aimé le voir, mais j’avoue que le tapage médiatique me freine toujours un peu… parfois je suis heureuse d’etre à l’étranger pour y échapper, du moins en partie!

  4. J’ai vu ce film dès sa sortie, avant le grand buz et j’ai vraiment aimé. En plus cela m’a permis de rebondir sur les films de Charlie Chaplin pour mon fils Elliot. suite au film, il a accepté de les regarder et cela est toujours bon pour sa culture cinématographique. Mon fils à 11 ans.

  5. Je crois que c’est effectivement un joli film à voir en famille, mais je l’ai vu à sa sortie, et dois dire que je me suis pas mal ennuyée.
    Certes l’idée est intéressante, l’image belle et les acteurs très bons (surtout elle qui amène du peps au film). Mais je m’attendais à plus d’inventivité, d’ingéniosité. L’histoire est assez simple et on comprend vite où elle va, et de fait le dispositif, une fois passée l’effet de surprise et le plaisir, tourne vite en rond. 45 minutes auraient été suffisantes…

  6. J’ai suivi avec intérêt et curiosité les commentaires suivant votre billet relatif au film ‘The Artist’ et je me lance dans la polémique.
    Regarder un film à la télé c’est comme aller skier aux Buttes Chaumont. Ça glisse aussi, mais c’est tout ce que l’on peut en dire.
    Un bon film se déguste comme un bon vin, cela demande le rituel, la bonne atmosphère, la bonne température, les verres adéquats et les amis intimes. Une bonne salle confortable, un grand écran, de bons sièges et des cinéphiles.
    Le noir et blanc, retro-nostalgie? Nenni, le noir et blanc porte un autre message, il a une puissance visuelle que la couleur ne donne jamais, les vraies couleurs se trouvent hors salle, en rue, dans les champs, en montagne, pas au ciné.
    Le noir et blanc confronte, il dissèque, il met à nu les sentiments, pourquoi croyez-vous que les clichés de Lartigue, Doisneau et autres Cartier-Bresson continuent à nous fasciner?
    Le muet met en valeur le gestuel, le langage corporel, les meilleures universités lui dédient des facultés et l’enseignent aux cadres en mal de carrière, quel plaisir que de déchiffrer le message subtil des acteurs, simplement porté par un battement de cil ou un mouvement de la main.
    Le film trop long, on devine l’histoire, dit un commentaire. Si ce n’est que l’histoire qui vous intéresse, lisez le compte-rendu et épargner les 8€.
    Un bon film fait bien plus que raconter une histoire, il fait rêver, il provoque des émotions, il vous replonge en enfance, il vous fait frémir. The Artist est le genre de film que l’on savoure, lentement, image par image, comme une bon vin.
    Allez mesdames, pardonnez ma dithyrambe et allez au cinéma, vous ne le regretterez pas.
    @+M

    1. Merci pour votre deuxième intervention!
      Il est vrai qu’un film est toujours mieux en salle qu’à la télé; c’est comme un concert par rapport à un disque. Mais quand vous êtes moyennement tenté par un film, vous vous contentez du petit écran.
      Il est vrai que des photos en noir et blanc ont quelque chose de particulier, un portrait est toujours plus beau en noir et blanc qu’en couleur.
      Il est vrai que le cinéma muet fait appel aux gestes, aux mimiques, à une forme d’expression que seul un bon acteur est capable de montrer.
      Nous le savions tout ça et malgré tout nous n’étions pas tentées. Mais après avoir lu votre éloge, nous nous sentons presque obligées d’aller voir ce film et en discuter après autour d’un bon verre de vin ou pourquoi pas une coupe de champagne ?
      Bonne soirée, Monsieur M

  7. Une petite réaction au commentaire de Duquelu.
    Je suis entièrement d’accord qu’il faut voir les films en salle, je suis la première adepte de l’expérience de la grande salle noire!
    Et que dire du noir et blanc, c’est bien entendu d’une grande puissance visuelle.
    Après quand vous écrivez « Le film trop long, on devine l’histoire, dit un commentaire. Si ce n’est que l’histoire qui vous intéresse, lisez le compte-rendu et épargner les 8€.
    Un bon film fait bien plus que raconter une histoire, il fait rêver, il provoque des émotions, il vous replonge en enfance, il vous fait frémir. The Artist est le genre de film que l’on savoure, lentement, image par image, comme une bon vin. »
    Justement, c’est bien ce que j’explique, il n’y a pas que l’histoire dans un film, bien au contraire, mais à ce moment-là il faut que le reste fasse la différence. Or, dans le cas de The artist, je trouve le dispositif initial intéressant, mais pour moi cela s’essoufle vite et manque d’ingéniosité pour me donner, après 45 minutes, l’émotion, le rêve, le frémissement dont vous parlez.
    Et c’est bien là tout l’intérêt, nous ne sommes pas des clônes en émotion, à chacun sa perception, son ressenti! Cela vous a touché, et bien moi non.

    En revanche, comme vous semblez apprécié le noir et blanc, et les expériences cinématographiques intenses et originales, je vous conseille vivement the saddest music in the world.
    Mais à voir dans une grande salle noire bien sûr 🙂

  8. Comme Mathilde, je me suis ennuyée. La réalisation est parfaite, les acteurs très bien (B. Bejo surjoue un peu) et on retrouve des acteurs américains (le père de 6 Feet under, un des personnages de Barton Fink), les deux moments sonores très bien amenés. Mais voilà, c’est très léché mais ça n’a pas le charme des « vrais » muets bien que tous parlent anglais. Oui oui c’est peut-être muet mais le film a été formaté d’emblée pour le public américain qui peut reconnaitre les mots et phrases prononcés.
    Attendre qu’il passe à la télé? Oui, peut-être. En dvd sur un grand écran plat, c’est un agréable film familial.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.