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[Actualité] Angela, Nicolas et François… le pacte du désespoir ?

Ça y est, nous y sommes presque ou pas encore ! Encore quelques semaines de campagne électorale, ira, ira pas !

Mais nous ne parlerons ni de politique politicienne ni de nos avis personnels ! Ce n’est pas un blog politique (ni d’aucune spécialité d’ailleurs), nous sommes  juste des observatrices de la vie comme elle va et cette année dans la vie de tous les français il y a les élections présidentielles …

L’appui d’Angela Merkel à la campagne électorale de Sarkozy introduit une nouveauté significative dans une Europe où les politiques sont de plus en plus  liées ; c’est la première fois qu’un chancelier allemand intervient dans la campagne électorale d’un candidat français à l’élection présidentielle. Comment sera vécue cette interférence dans un moment qui est considéré par les Français comme la consultation du peuple souverain, chargé d’un symbole d’indépendance nationale ?

Est- ce vraiment la concrétisation de l’idée d’Europe, est-ce une nouvelle étape dans la marche vers une politique intérieure commune, sans frontières ? Après le traité de l’Elysée entre de Gaulle et Adenauer , après  le « main dans la main » de Kohl et Mitterrand  à Verdun,   maintenant « Merkozy » !

Il y a quelques années une telle idée aurait été impensable. D’abord à cause dee leurs personnalités si différentes : Sarkozy se sentait déconcerté devant cette chancelière si rationnelle, et elle de son côté était irritée par l’hyperactivité nerveuse du président et sa manie de toucher ses interlocuteurs, comme le rappelle  DER SPIEGEL du 6 février et comme nous nous étions amusées à le souligner  ici . Maintenant ils défendent ensemble leur pacte européen. N’oublions pas qu’ils font partie du même courant politique par rapport à leurs prédécesseurs qui eux appartenaient à des partis opposés.

Mais c’était François Hollande qui fut le premier à faire un pas vers  l’Allemagne du moins vers le SPD le parti d’opposition…  En décembre, lors de sa visite il a  proclamé : « Liebe Genossen, ich bin sicher, wir gewinnen zusammen » – Chers camarades, je suis certain, ensemble nous gagnerons !

L’Allemagne a décidément la cote en France, au risque de provoquer une overdose –  on n’aime jamais trop le premier de la classe !

Finalement,  s’agit-il là d’une campagne électorale bien pragmatique plutôt que  d’un idéalisme européen parce que l’un a besoin de l’autre pour s’affirmer à l’intérieur de son pays ? Ne serait ce  qu’une  alliance d’intérêts  communs,   « Un pacte de désespoir » (ein Pakt der Verzweiflung)… comme dit le titre  du DER SPIEGEL  ?

A suivre…

5 Comment

  1. Même si je suis pour le rapprochement France-Allemagne, l’appui d’Angela Merkel en tant que chancelière et non présidente d’un parti me met mal à l’aise … comme vous dîtes « à suivre » !

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