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[Cinéma] Une vie tranquille

« Une vie tranquille  » de Claudio Cupellini ou  la chronique d’une tragédie annoncée

La tragédie grecque va avoir pour protagoniste la personne d’un ancien mafioso, qui après avoir vécu longtemps dans la clandestinité pour échapper à la mort, a réussi à refaire sa vie mais se fait rattraper par son passé. Le spectateur y assiste impuissant.

L’histoire se passe en Allemagne. Rosario mène une vie normale entre son restaurant et sa femme et son fils. L’arrivée de deux jeunes italiens va  perturber cette tranquillité et tout son passé va resurgir.

Comme il s’agit d’un polar, nous ne voulons pas en raconter davantage.

Le film est assez classique dans son genre polar noir, avec des clichés – en Allemagne il pleut et on mange mal, les Italiens sont tous des gangsters – mais réussit à entretenir une ambiance ambiguë. Le film commence lentement, mais c’est vers la fin que le rythme s’accélère, l’histoire s’emballe et le destin suit son cours.

Toni Servillo  est extraordinaire – oui, lui qui était déjà extraordinaire dans « Gomorra »  et « Il Divo » – et à lui  seul il remonte le niveau du film d’un cran même si les autres acteurs jouent bien aussi ; lui il ne joue pas, il traduit, il vit l’émotion, la peur et cette violence longtemps retenue lorsqu’il s’agit de défendre ce qui lui est cher. D’ailleurs la relation père-fils est l’autre thème du film avec la rédemption.

Les derniers moments, leurs explications et les regrets de chacun sont chargés d’émotions  et bouleversants.

2 Comment

  1. Les relations père-fils sont un sujet inépuisable. J’ai bien envie d’aller voir ce film.

    On parle souvent des relations mère-fille qui sont compliquées et souvent conflictuelles. Mais autour de moi, je constate beaucoup plus de problèmes liés aux rapports entre père et fils.

  2. Pour moi un film remarqué uniquement pour la performance d’acteur n’est pas un bon film. Ce devrait être un ensemble. Si c’est le personnage principal qui porte le film sur ses épaules je préfère lire un livre raconté à la 1ère personne. Je sature un peu de ces films et de leur gros plans sur les visages des acteurs pour véhiculer l’émotion!

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