Midnight in Paris

Le dernier film de Woody Allen est une variation sur les clichés : vues de Paris, grand travelling d’ouverture sur les monuments et quartiers chics, petites rues de Montmartre, ponts sur la Seine mais aussi galerie de portraits des artistes des Années Folles sans parler de la caricature des américains d’aujourd’hui.

Le cinéaste nous emmène dans un Paris de fêtes d’où émane la nostalgie d’un prétendu Age d’Or où se côtoyaient les génies des Arts et des Lettres des années 20. Mais c’est une nostalgie gaie qui veut amuser le spectateur par l’anachronisme (qui est toujours un bon ressort comique) et par la succession d’acteurs qui incarnent les artistes de l’époque, citons seulement Adrian Brody en Salvador Dali !

Dans des décors de fable Woody Allen met en marche la machine à remonter le temps et il n’y a pas de raison qu’elle s’arrête car on croit toujours que tout était mieux avant, ce qui est (on doit le souligner) un des défauts de la vieillesse !

Woody Allen a pour porte-parole Owen Wilson qui adopte son phrasé et ses gestes et les inconditionnelles que nous sommes se retrouvent à rire des pointes d’humour si habituelles mais dont on ne se lasse pas.

Pas un grand cru mais légende, fantaisie, défilé d’acteurs en font un bon moment de divertissement…sur des airs de Cole Porter.

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