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Tics ou tocs… de langage

Comme dit la chanson : ça m’énerve ! Mais quoi donc  ?

Les tics de langage, les expressions à la mode qui sont souvent erronées et que l’on entend la plupart du temps à la radio (que nous écoutons très souvent, embouteillages oblige !).

Voici un très modeste et trop bref (mais il aura peut-être une suite) florilège, oh pardon, best of !

Entendu plusieurs fois même à un haut niveau de connaissance et d’expression élevé (c’est-à-dire des écrivains sur France-Culture)  : « Je me suis coltiné avec des textes connus » !

« Coltiner » veut dire porter (un fardeau) et « se coltiner » est familier pour « faire » : se coltiner le sale boulot par exemple. Mais il n’est jamais suivi de « avec ».

Voudrait-on dire : je me suis colleté avec ? Se colleter avec les difficultés = se débattre ; bon, pas fameux  !

Bref la phrase citée ne veut rien dire, j’en déduis quand même que l’on veut peut-être exprimer : « se mesurer avec »….Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

En tout cas le verbe coltiner continue de coltiner son fardeau d’absurdité.

Avez-vous remarqué la disparition du verbe « durer » remplacé maintenant par « perdurer » : qui signifie durer longtemps, se perpétuer.

Alors on a droit à des phrases du type : espérons que ça ne perdurera pas longtemps (!!!) ; si ça perdure, justement c’est pour très longtemps Duschnock ! Gageons que ton ignorance perdurera c’est-à-dire durera éternellement !

Il y a déjà quelques années que sévit  : incontournable au lieu d’inévitable et c’est vrai que maintenant on l’évite difficilement !

Avant on avait des soucis maintenant ces soucis heureusement se sont réduits à un seul ! Je n’ai plus des soucis mais j’ai un souci quand il y a … un souci ! De toute façon pas de souci … tout le monde comprend !

On s’est habitué aussi à l’emploi tout azimut de gérer : je gère mon temps, mes enfants, mes soucis, accessoirement mon budget, quand même !

Et vous y-a-t-il des tics de langage, des expressions, des fautes de français qui vous énervent ?

Pourrons-nous faire ici, à défaut de Trésor de la langue française, un modeste bêtisier ?

4 Comment

  1. Bonnet d’âne, Nicolas Sarkozy ? Puristes de la grammaire et amoureux des belles lettres sont mis à la torture. En effet, à force de parler tous les jours, ou presque, le président commet parfois de redoutables fautes. De quoi faire se retourner Molière dans sa tombe.
    Quelques exemples ?
    « On se demande c’est à quoi ça leur a servi ?
    « J’écoute, mais je tiens pas compte ! »
    « On commence par les infirmières parce qu’ils sont les plus nombreux »

  2. C’est vrai que les exemples ne manquent pas :
    « Un grand nombre de gens sont allés », et non c’est le grand nombre qui est allé donc « un grand nombre de gens est allé »
    « Se rappeler de quelque chose », et non, on se souvient de quelque chose, mais on se rappelle quelque chose!
    Mais je dois avouer que je suis aussi de temps en temps – voire souvent -dans le lot des criminels, il me semble d’ailleurs qu’on y est tous de temps en temps…
    Vous ne me croyez pas? Qui emploie sans faute « après que », sachant que c’est l’indicatif qui doit suivre? Par exemple, on devrait dire je crois : « après que je suis allée voir le film, il m’a appelée »

    1. Tout à fait d’accord pour la différence entre « se rappeler » et « se souvenir », on dirait que plus personne n’en tient compte. Il est vrai, par ailleurs, qu’on est tous tentés d’utiliser le subjonctif après « après que »; l’indicatif « sonne » souvent moins bien, avouons-le !
      Le verbe au pluriel après « un grand nombre » n’est pas fautif car si on en croit notre « Bible » (Le bon usage de Grevisse) : « le verbe qui a pour sujet un collectif (« un grand nombre ») suivi de son complément (« de gens ») s’accorde avec celui des deux mots sur lequel on arrête sa pensée » : on a donc le choix, on peut donc accorder avec le collectif ou avec le complément.

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